En 2008, à l'issue de l'annonce du palmarès du Festival de Cannes, nous annoncions : "Rendez-vous l'an prochain pour de nouvelles aventures de Bruno Dumont, des frères Dardenne et de leurs amis !" Tss, quel mauvais esprit : comme si les réalisateurs en lice étaient toujours les mêmes ! Voyons la sélection de cette année... bon ok, Bruno Dumont est dans la sélection Un Certain Regard, les frères Dardenne sont en compétition officielle... En fait, sur les 20 films de la compétition, 12 sont dirigés par des cinéastes ayant déjà eu les honneurs du festival précédemment, et trois d'entre eux sont déjà titulaires d'une (ou deux !) Palme d'Or. Mais la composition est comme toujours très cosmopolite : deux Danois, un Espagnol, un Turc, deux Italiens, deux Belges, un Finlandais, cinq Français, deux Japonais, un Autrichien, une Australienne, un Israélien, une Écossaise et un Américain.
Les vétérans
- Lars Von Trier fait quasiment partie des meubles : il est en compétition pour la huitième fois. En 1984, il remporte le grand prix technique pour Element of Crime ; en 1991, le prix du jury et le grand prix technique pour Europa ; en 1996, le Grand Prix du Jury pour Breaking the Waves ; en 2000, la Palme d'Or pour Dancer in the Dark ; en 2003, il est en compétition pour Dogville ; en 2005, pour Manderlay ; en 2009, pour Antichrist ; et cette année, pour Melancholia, un drame teinté de science-fiction, avec
Lars von Trier, le Danois vedetteKirsten Dunst, Kiefer Sutherland et Charlotte Gainsbourg. - Nanni Moretti était déjà en compétition en 1978, pour Ecce Bombo ; après une absence de la Croisette pendant plus de quinze ans, il vient décrocher le prix du meilleur réalisateur pour Journal intime ; en 1998, il est en compétition pour Aprile ; en 2001, il obtient la Palme d'or pour La chambre du fils ; en 2006, il est en compétition pour Le Caïman ; et cette année, pour Habemus Papam.
- Jean-Pierre et Luc Dardenne obtiennent la Palme d'Or pour Rosetta en 1999, dès leur première sélection, ainsi que la mention spéciale du jury ; en 2002, mention spéciale du jury pour Le fils ; en 2005, deuxième Palme d'Or pour L'enfant ; en 2008, meilleur scénario pour Le silence de Lorna ; cette année, Le gamin au vélo confirme qu'ils aiment mettre des enfants dans leurs titres... mais remporteront-ils une troisième Palme d'Or ?
- Pedro Almodovar, qu'on imaginerait volontiers en pilier cannois, n'est pourtant en compétition "que" pour la quatrième fois : en 1999, il remporte le prix de la mise en scène et le prix du jury oecuménique pour Tout sur ma mère ; en 2006, celui du meilleur scénario pour Volver ; en 2009, il est en compétition pour Etreintes brisées ; et cette année, La peau que j'habite marque ses retrouvailles avec Antonio Banderas.
- Nuri Bilge Ceylan, malgré sa notoriété moindre, est à égalité avec Almodovar : en 2003, son Uzak lui vaut le grand prix du jury ; en 2006, Les climats est en compétition ; et en 2008, il remporte le prix du meilleur réalisateur pour Les trois singes. Après avoir été membre du jury en 2009, il présente cette fois Once upon a Time in Anatolia.
- Paolo Sorrentino, après avoir été en compétition en 2004 et 2006 pour Les conséquences de l'amour et L'ami de la famille, a obtenu le Prix du Jury en 2008 pour Il Divo ; en 2009, il présidait le jury Un Certain Regard. Cette année, son nouveau film s'appelle This must be the place, avec Sean Penn.
- Aki Kaurismäki remporte en 1996 la mention spéciale du jury pour Au loin s'en vont les nuages, en 2002 le grand prix du jury et le prix du jury oecuménique pour L'homme sans passé, et est en compétition en 2006 pour Les lumières du faubourg ; son nouveau film s'appelle Le Havre.
- Alain Cavalier remporte dès 1986 le grand prix du jury et la mention spéciale du jury oecuménique pour Thérèse ; en 1993, le prix du jury oecuménique pour Libera Me ; en 2005, le prix Un certain regard pour Le Filmeur ; en 2006, il reçoit à titre personnel le prix France Culture du cinéaste français de l'année ; et son film en compétition pour 2011 s'intitule Pater.
- Naomi Kawase a reçu la Caméra d'Or en 1997 pour Suzaku, elle était en compétition en 2003 avec Shara, et a obtenu le grand prix en 2007 pour La forêt de Mogari. Cette année, elle présente Hanezu no tsuki.
- Bertrand Bonello a eu le prix FIPRESCI en 2001 pour Le pornographe, il était en compétition en 2003 pour Tiresia, et son film Cindy était présenté hors compétition en 2005 ; il revient pour lancer dans l'arène L'Apollonide - Souvenirs de la maison close.
- Lynne Ramsay : en compétition officielle pour la première fois, Lynne a obtenu en 1996 et 1998 deux prix du jury pour ses courts métrages Small Deaths et Gasman ; et en 2002, elle a eu le prix de la jeunesse pour Le voyage de Morvern Callar. Cette année, son film s'intitule We need to talk about Kevin.
- A égalité avec Nanni Moretti, Terrence Malick est le plus ancien de cette liste de "vétérans" ; mais depuis son prix de meilleur réalisateur pour Les moissons du ciel, en 1978, il n'avait jamais plus été en compétition. Cette année, il revient en lice avec The Tree of Life, interprété par Brad Pitt et Sean Penn.
Les valeurs montantes
- Nicolas Winding Refn, Danois moins
Nicolas Winding Refn,
le Danois challengerCannois que Lars von Trier, fait enfin son entrée dans la compétition ; réalisateur de la trilogie Pusher, du brutal Bronson et du contemplatif Valhalla Rising, il est venu avec Drive sous le bras, un thriller interprété par Ryan Gosling et Ron Perlman. - Radu Mihaileanu, titulaire de beaux succès publics avec Train de vie, Va vis et deviens, et Le Concert, aura lui aussi mis du temps à être remarqué par le Festival de Cannes. Il est en compétition avec La source des femmes.
- Maïwenn (Le Besco), actrice devenue réalisatrice, en est déjà à son troisième long métrage, intitulé Polisse.
- Joseph Cedar, né aux USA, mène une carrière israélienne depuis une dizaine d'années. Hearat Shulayim est son quatrième long métrage, mais seul le troisième (Beaufort) a connu une exploitation dans les salles françaises.
- Le Japonais Takashi Miike, avec plus de 70 films au compteur, ne semblait pas destiné à intégrer le cercle des réalisateurs récurrents de la compétition. Pourtant cette année, son Ichimei (également appelé Seppuku ou Hara-Kiri), remake en 3D d'un film des années 60, viendra secouer la croisette et aura une chance de repartir palmé.
- Michel Hazanavicius, dernier arrivé dans la compétition avec The Artist, est le génial auteur de La Classe américaine, détournement culte de grands classiques américains, et le scénariste-réalisateur des deux pastiches respectueux OSS 117 avec Jean Dujardin.
Les nouveaux venus
- Julia Leigh, romancière, présente son premier film Sleeping Beauty.
- Markus Schleinzer, acteur et directeur de casting depuis une quinzaine d'années, réalise lui aussi son premier film, appelé Michael.












Bonne nouvelle ! On a hâte de lire les reviews !
http://cinema.krinein.com/festival- ... 15638.html
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Louis-Do de Lencquesaing joue également dans Jeanne Captive de Philippe Ramos (à la quinzaine des réalisateurs) et dans Ma petite princesse de Eva Ionesco (à la semaine de la critique), dans 4 films à Cannes donc.
http://cinema.krinein.com/festival- ... 15938.html
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Bonsoir Aurélia,
Bienvenue sur Krinein
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Pfiuh, j'y étais aujourd'hui pour prendre mon accréditation... C'est marrant de se retrouver au bar du palais aux côtés d'acteurs et réalisateurs que mon collègue connaissait mais pas moi
http://cinema.krinein.com/festival- ... 16006.html
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Les trois niveaux de canneries m'ont tué !
N'empêche que je vous envie bien et que ça doit être génial de se faire une orgie de film comme ça (oui parce que moi je m'en moque un peu des montées des marches de gens qui n'ont joué dans aucun film sélectionné à Cannes).
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Un avant goût de la frénésie cannoise :p
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Bah se loger au dernier moment ou à n'importe quel autre moment de l'année à Cannes relève de l'exploit ^^' (pour pas trop cher j'entends bien ).
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Pourtant la séparation entre la Compétition et le Hors-Compétition représente parfaitement la dichotomie de Cannes : typiquement films chiants et blockbusters à stars. Même si on est d'accord que tout n'est pas aussi délimité, il y a quand même cette vision qui reste et ce ne sont pas les dernières Palmes qui me feront dire le contraire (Le Ruban Blanc, Entre les Murs, 4 semaines etc).
http://cinema.krinein.com/festival- ... 16007.html
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C'est très réducteur ! Je doute franchement que Drive ou The Artist puissent atterrir sur le rayon des "films chiants", alors que certains films hors compétition pourraient au contraire prétendre à ce titre. Et quoi qu'on pense des dernières Palmes d'Or (il y a forcément controverse, on ne mettra jamais tout le monde d'accord), il ne faut pas oublier que la compétition compte 19 autres films à chaque fois
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Par contre "Un certain regard" c'est quand même blindé de films déprimants
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Par contre "Un certain regard" c'est quand même blindé de films déprimants
C'est pour ça que ça s'appelle "Un certain regard"
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C'est très réducteur ! Je doute franchement que Drive ou The Artist puissent atterrir sur le rayon des "films chiants"
Drive, je n'en ai pas entendu parler. Mais The Artist, film muet en noir et blanc, si c'est pas catalogué par les 3/4 de la population comme film chiant... je... je sais pas mais bon je suis prêt à le parier.
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Oui mais à mon avis la présence de Jean Dujardin et le fait que ce soit fait par Hazanavicius (orth ?) peut contribuer à le "déchiantiser" auprès du grand public, vu que c'est l'équipe d'OSS 117. Les gens lui laisseront à mon avis plus facilement une chance que si c'était avec, au hasard Louis Garrel, et fait par, tiens au hasard aussi, Christophe Honoré
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Si tout va bien et que je gère bien, je vais essayer de le voir, je vous en dirai plus
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Oui mais à mon avis la présence de Jean Dujardin et le fait que ce soit fait par Hazanavicius (orth ?) peut contribuer à le "déchiantiser" auprès du grand public, vu que c'est l'équipe d'OSS 117. Les gens lui laisseront à mon avis plus facilement une chance que si c'était avec, au hasard Louis Garrel, et fait par, tiens au hasard aussi, Christophe Honoré
La différence c'est entre un film vu comme chiant et un film réellement chiant
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Voilà enfin des news intéressantes
Un requin à deux têtes ! Lance Henriksen !
MIAM
http://cinema.krinein.com/festival- ... 16027.html
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Et donc, tu classes, a priori, The artist dans quelle catégorie ?^^ (parce que pour celui-là, y a vraiment le combo du concept muet/NetB et de l'antécédent populaire de l'équipe, donc pour moi difficile de savoir si ce sera vu comme chiant, et difficile de savoir s'il le sera réellement avant d'y être)
Le super joli film d'animation de Sylvain Chomet, L'illusionniste (tiens, c'est dans le même ordre d'idée que The artist d'ailleurs, dans le titre et dans l'histoire que ça raconte) était entièrement sans paroles, avec quelques bruitages et surtout une musique très chouette, et on oubliait très vite que c'était muet, sincèrement. (c'était même encore plus fort en émotions d'ailleurs) Après c'est sûr que ce n'était pas en noir et blanc, mais je ne le classe pas du tout dans les films chiants...
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A mon avis, ça ne sera pas chiant, mais classé comme tel
Après, moi j'aime bien certains films qu'on peut considérer comme chiants (Last days, Elephant) mais pas tous
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Le nom est tombé : c'est Thomas Kretschmann (King Kong, Walkyrie) qui jouera le vampire face à Rutger Hauer en Van Helsing.
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J'ai toujours considéré Belmondo comme un acteur de seconde zone. Je suis totalement dans le faux ?
http://cinema.krinein.com/festival- ... 16021.html
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Non, je te soutiens, je n'ai jamais trouvé qu'il était un grand acteur. Mais on doit être trop jeunes pour comprendre
Pourtant il est pas mal dans A bout de souffle.
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Hérétiques !!!
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Ca doit être à cause de la pub royal canin
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Ça, ou Roland Garros
Bebel est vachement top dans Itinéraire d'un Enfant Gâté.
Et dans le Magnifique, dans sa meilleure forme !
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"aucun préjudice racial" c'est un problème du traducteur ?
http://cinema.krinein.com/festival- ... 16078.html
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Oui ^^
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Je croyais qu'on était juif par sa mère. J'y comprends jamais rien.
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Suite du feuilleton : en raison de cette conférence de presse, les organisateurs ont déclaré Lars von Trier persona non grata. Il ne sera plus invité.
Encore plus cocasse : si jamais son film obtient la Palme d'Or (ce qui est possible, étant donné l'accueil positif qu'il a reçu), Lars ne pourra pas assister à la cérémonie
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Pour une fois (oui, souvent, quand je la vois, je suis d'accord avec le choix de la Palme d'or) je ne suis pas franchement emballée par cette palme.
Film trop mystique, trop maniéré, trop de musique+images symboliques et esthétiques (type Artus Bertrand)+voix off éthérée, trop d'attente et/ ou de frustration dans certaines séquences... trop, quoi.
Mais en contrepied, une belle brochette d'acteurs, assez justes (quand on les voit, parce que Sean Penn, finalement...), la vraie palme revenant selon moi aux enfants.
Ca aurait pu être un joli poème sur plein de sujets très forts, comme c'est l'ambition revendiquée j'imagine, mais il aurait fallu faire des choix et rayer la mention inutile dans tous les qualificatifs cités plus haut.
http://cinema.krinein.com/festival- ... 16028.html
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Bonjours je voudrai savoir en quoi consiste canne exactement car jai un exposé sur se sujet la ?
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Cannes la ville ? Ou Cannes le festival ?
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Parce que si c'est Cannes le festival, j'ai la faiblesse de croire que l'article répond à la question
http://cinema.krinein.com/festival- ... 16007.html
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