S'il y a un point commun entre Quentin Tarantino et John Carpenter, c'est de porter un amour immodéré au western sans jamais avoir osé s'atteler directement à en réaliser un seul. Dans le cas de Tarantino, c'est de western spaghetti qu'il s'agit, et Inglourious Basterds est à ce jour l'hommage le plus direct qu'il ait payé au genre. Il ne faut donc pas s'attendre à une fresque historique retraçant avec sérieux et précision la Seconde Guerre Mondiale, mais bien à une tarantinade ultra-référencée, sans queue ni tête et totalement décomplexée, qui ravira les fans 
de ses autres films (bien que Boulevard de la mort divise les tarantifans, on ne reviendra pas là-dessus) et fera s'évanouir les historiens.
Bâtard m'a tuer
Les deux intrigues du film restent parfaitement parallèles en ceci qu'elles vont dans la même direction sans se croiser : d'un côté le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) et son commmando d'inglorieux bâtards multiplient les raids anti-nazis, de l'autre la jeune Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent) fait le deuil du massacre de sa famille par le colonel Hans Landa (Christoph Waltz), en ruminant sa vengeance...
L'ombre de Sergio Leone plane de toute évidence sur la réalisation (et la bande originale, sorte de "best of Ennio Morricone"), à tel point que QT pensait un moment intituler son film Il était une fois dans la France occupée. Il optera finalement pour Inglourious Basterds, une reprise à l'orthographe violentée du film d'Enzo G. Castellari The Inglorious Bastards (1978), sorti chez nous sous le titre Une poignée de salopards. Des "salopards" qui évoquent évidemment les douze de Robert Aldrich, auxquels Tarantino se réfère également. On perdrait donc une bonne demi-journée à vouloir lister toutes les références, explicites ou implicites, de cette nouvelle livraison d'un réalisateur partisan d'un cinéma autophage et ponctué de gimmicks personnels (longs dialogues, fétichisme des pieds). Les 
J'ai eu du Bollprotagonistes sont tous cinéphiles, mais leur culture s'arrête aux années 40 dans le cas précis, ce qui permet d'évoquer Henri-Georges Clouzot ou la cinéaste propagandiste Leni Riefenstahl plutôt que le cinéma d'exploitation des années 70.
Sorte de croisement entre Il était une fois la révolution et Astérix (les Basterds collectionnent les scalps de nazis comme Obélix les casques de Romains !), le film est une collection de scènes (chapitrées) où la gourmandise du cinéaste passe au premier plan, bien avant le souci de raconter une histoire globale. C'est du plaisir instantané, de la tension immédiate, de l'exutoire qui se fout des conventions, comme en témoignent le final dément et la dernière scène limite je-m'en-foutiste. Pas de discours sous-jacent, à part peut-être une évocation du pouvoir absolu du dieu Cinéma, exprimée de façon encore plus claire que dans le reste de la filmographie de Tarantino.
Le casting international fonctionne à merveille malgré sa composition faite de bric et de broc : Brad Pitt en moustachu braillard (sorte d'équivalent militaire du Clooney de O'Brother), Til Schweiger (vu chez Uwe Boll, ainsi qu'en Lucky Luke dans les Dalton d'Eric et Ramzy !), Diane Kruger en actrice allemande fictive, Eli Roth (réalisateur des Hostel), Mélanie Laurent (qui devrait désormais s'exporter aussi bien que Marion Cotillard, c'est du moins ce qu'on lui souhaite), Mike Myers méconnaissable dans un rôle sérieux d'officier britannique... Les deux plus 
J'emmerde Magritte.grosses surprises sont à chercher du côté allemand : Christoph Waltz, récompensé pour son rôle au Festival de Cannes, campe un officier sadique et doucereux qui rappelle aussi bien le personnage de Samuel L. Jackson dans Jackie Brown que celui de Lee Van Cleef dans Le bon, la brute, le truand ; et le Daniel Brühl de Good bye Lenin, dont le rôle de jeune nazi enamouré constitue la seule subtilité d'une galerie de personnages assumant pour la plupart leur aspect hénaurmément stéréotypé.
Dans la lignée des autres films du cinéaste, Inglourious Basterds lâche les vannes de l'humour et de l'action jubilatoire, tout en proposant un parcours de santé dans la cinéphilie d'un type qui aime mettre du dialogue dans la bouche de ses acteurs, en anglais, en allemand ou en français.
riffhifi []

La kitscherie du vendredi #4 : Tarzan boy
Mario Tennis Open - Test 3DS
Reprise de poids #65 : le top NME
Kaboul Kitchen S1 - Le patron... C'est Jacky !
Catch - WWE - Over the Limit - 2012
Kuroko's Basket T.3
Koh-Lanta 2012 : les stratégies pour gagner
Sherman - Tome 6 - Le pardon. Jeannie
Clip du jour : L'enfant sauvage de Gojira
The Secret World : Alan Wake dans Left 4 Dead ?
The Dark Knight Rises : les affiches des personnages
La critique de Margin Call
La critique de Moonrise Kingdom
Abraham Lincoln : chasseur de vampire ! Vraiment ?
Underworld 4 : arrêtez, par pitié !
La critique de Dark Shadows, le nouveau Tim Burton
Dossier Spécial : Ces acteurs qui jouent ou qui surjouent
The Amazing Spider-Man : la nouvelle bande-annonce !
Expendables 2 : la bande-annonce est là !
Expendables 2 : le trailer est imminent !
Séverin - Séverin
Clip du jour : Move in the right direction de Gossip
Liars - WIXIW
Clip du jour : Jersey des Naive New Beaters
Black Bomb A - Enemies of the state
Les Bee Gees en deuil
Sorties d'album : Semaine du 21 mai 2012
Mafiosa, le clan saisons 1, 2 et 3
Africa - A rede invisivel : un documentaire sur les héroïnes invisibles d'Afrique
La première vidéo d'Elementary, Sherlock version US
Récapitulatif du 14/05 au 20/05 - La semaine Krinein
Catch - Impact Wrestling - Sacrifice - 2012
Koh-Lanta 2012 : la revanche des héros : qui a été éliminé ?
La critique de la série The Walking Dead, Saison 2
7 Dragons
Brit - Tome 2 - Déserteur
Festival d'Aubenas 2012
La Nouvelle Bande des Pieds Nickelés - Tome 3 - Expulsés volontaires
SHELLEY, de Casanave et Vandermeulen - Dédicace à PARIS
Les Légendaires Origines - Danaël
Tranche-Trognes
Poker - Tome 3 - Viva Las Vegas
Buck Danny - intégrale 5
Waltz T.2
Re:BIRTH The Lunatic Taker T.3
Puella Magi Madoka Magica T.1
Reborn T.30
Shin Chan (S2) T.20
Enigma T.2
Broken Blade T.10
Bleach T.48
Tetsuya Tsutsui sera en France lors de Japan Expo (et même plus) !
Tom Clancy's Ghost Recon : Future Soldier - Test Xbox 360
The Walking Dead - Episode 1 : A new Day - Test XBLA
Diablo III - Test PC
Best of Collector #26 : Borderlands 2
Mise à jour de Mario Kart 7 : la fin des glitchs-raccourcis Pic Wuhu et cie !
Minecraft Xbox 360 Edition - Test XBLA
Diablo III - Blizzard est dépassé
J'irai glander chez vous avec ... GTA San Andreas !
Sur la route, le livre
Chansons du monde : du Brésil au Viêtnam
Les Maximonstres en deuil : Maurice Sendak nous a quittés.
Le mille-pattes
Tonio
The Casual Vacancy, le nouveau JK Rowling après Harry Potter
7 ans après (mais un an plus tard) : le nouveau Guillaume Musso
Au revoir cauchemar
Lunaparc en pyjamarama
Le salon du livre 2012
Femmes nues dans Paris ?
Exposition Beauté Animale au Grand Palais
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque
Didier pousse la Porte du Dejazet à Paris, et fait rire les masses !
Frantz Treichler joue dada - Zone Libre joue Nosferatu
Visiter le château de Cheverny : quand Tintin rencontre le 17e siècle
Le Puy du Fou reçoit le Thea Classic Awards
Berenice Abbott au Jeu de Paume
Les visiteurs du soir
Expo Gerhard Richter à la Tate Modern
Le trône de fer JCE
La critique du Signe des Anciens
Takenoko
Rök
Dungeon Lords
Une première extension pour les Demeures de l'Epouvante : vous reprendrez bien un peu d'Horreur...?
Trajan est de sortie chez Gigamic
Deux extensions Print On Demand Pour Space Hulk Death Angel
Uluru, comme un goût d'Australie
Ice 3 en magasin le 13 Avril






