S'il est un film de Quentin Tarantino qu'il faut voir, c'est bien évidemment Pulp Fiction, Palme d'Or à Cannes en 1994 remise par Clint Eastwood. En racontant une histoire de gangsters, Tarantino, qui baigne dans la contre-culture pop étatsunienne, réalise de fait un film culte.
Braquage, twist et Amsterdam

Les quatre fantastiquesPulp Fiction est un film si complexe qu'il est difficile d'en faire un résumé sans dévoiler la majeure partie de l'histoire. Il est ainsi difficile à vrai dire de déterminer qui est le personnage principal. Est-ce Vincent Vega (John Travolta), homme de main tout juste revenu d'Amsterdam ? A moins qu'il ne s'agisse de son coéquipier Jules Winnfield (Samuel L. Jackson) tueur semi-mystique en voie de rédemption. Ou encore Butch (Bruce Willis) le fier boxeur que le big boss, Marsellus Wallace (Ving Rhames), corrompt pour truquer le combat. Tout ce petit monde se croise autour de plusieurs histoires : Vincent qui doit être le garde du corps pour une soirée de Mia Wallace (Uma Thurman), le dernier combat de Butch, un braquage dans un coffee shop. Un ensemble de scènes qui ne prendront leur valeur qu'au cours du film grâce à un montage étonnant qui n'est pas sans rappeler Reservoir Dogs.
Pulp, gangsters et coffee shop
Avec Pulp Fiction, Quentin Tarantino puise au fond de l'imaginaire américain et construit son univers où se croisent cette fameuse contre-culture étatsunienne qui faisait des Etats-Unis une super puissance admirée dans le monde, et ses obsessions personnelles. Le titre fait ainsi référence à ces magazines de mauvaise qualité (d'où le nom de pulp) publiés dans la première partie du XXème siècle. Spécialisés dans le roman noir (Black mask), l'horreur (Weird tales) ou la science-
Le café était sans doute un peu trop fortfiction (Amazing stories), ils ont permis l'éclosion de talents reconnus comme Robert Bloch, HP Lovecraft ou Isaac Asimov et ont ainsi créé une littérature, et une culture, de genre où la peur, la violence côtoient souvent l'humour noir. C'est donc cet imaginaire que Tarantino invoque (on aperçoit ainsi l'affiche du film L'attaque de la femme de cinquante pieds) dans Pulp Fiction. En bon recycleur, Tarantino appuie sur l'une des spécialités, si l'on peut dire, étatsunienne : le film de gangster dont les meilleures réussites (Scarface, Le Parrain) viennent du pays de l'oncle Sam. C'est aussi l'un des lieux symbole des USA qui tient la vedette ici : les première et dernière scènes se déroulent dans un coffee shop, et c'est dans un autre coffee shop que Tarantino met en scène les légendes des Etats-Unis, de Marilyn Monroe à Jerry Lewis ou Buddy Holly.
Sabre, pieds et pointillisme
Tout en s'appuyant sur ces références, Tarantino construit avec Pulp Fiction son propre monde et jalonne donc son film de détails qui seront autant de ponts dans son oeuvre. Ainsi Vincent Vega n'est autre que le frère de Vic Vega de Reservoir Dogs. Mia Wallace raconte un scénario sur 5 tueuses qui n'est autre que l'histoire dévoilée dans Kill Bill. Le sabre de Butch dans Pulp Fiction est un avant-goût de Kill Bill. Et il y a bien évidemment cette obsession des pieds qui ressort dans tous les films du maître : Mia qui danse pieds nus, Vincent et Jules qui discutent de l'érotisme du massage des pieds... Cette accumulation de détails pourrait devenir lourde sans le talent de Tarantino. Le tableau qu'il peint est fait de milliers de petites touches discrètes mais néanmoins essentielles à la réussite du film.
Bible, Big Mac et rouflaquettes

Girl you'll be a great actress soon Le talent de Tarantino est bien sûr l'une des premières raisons du succès de Pulp Fiction. C'est ainsi un savant mélange de violence, d'humour et de tirades quasi-philosophiques qui font le sel du film. Etrangement, ce ne sont pas les scènes les plus violentes qui restent en mémoire, mais bien ces fameux dialogues surréaliste, impossibles à oublier. Vega donne ainsi un cours sur l'appellation des hamburgers de Mac Donald's en Europe, Winnfield cite la Bible avant de dessouder ses adversaires. Autant de moments de bravoure qui marquent l'esprit du spectateur. Mais c'est surtout l'ambiance générale de Pulp Fiction qui lui donne une classe folle. Les tueurs en costume noir, chemise blanche, en rouflaquettes et cheveux longs ou en coupe afro et moustache de circonstance, traversent le film avec un panache certain. Et que dire de Mia dans sa chemise blanche et un imper trop grand pour elle ? Cette atmosphère chic se voit prolongée par une bande originale tout simplement extraordinaire. Tarantino a ainsi remis au goût du jour Misirlou de Dick Dale dans une introduction efficace. Et la scène où Mia Wallace danse sur Girl you'll be a woman soon de Urge Overkill est tout simplement, une fois encore, inoubliable.
De la musique aux acteurs, du début à la fin, Pulp Fiction est un film magistral, l'un de ceux qui resteront au panthéon du cinéma. Tarantino s'y pose en explorateur du passé étatsunien, un passé qui a fait rêver le monde entier entre le début du siècle passé et les années 70.
nazonfly []

La kitscherie du vendredi #4 : Tarzan boy
Mario Tennis Open - Test 3DS
Reprise de poids #65 : le top NME
Kaboul Kitchen S1 - Le patron... C'est Jacky !
Catch - WWE - Over the Limit - 2012
Kuroko's Basket T.3
Koh-Lanta 2012 : les stratégies pour gagner
Sherman - Tome 6 - Le pardon. Jeannie
Clip du jour : L'enfant sauvage de Gojira
The Secret World : Alan Wake dans Left 4 Dead ?
The Dark Knight Rises : les affiches des personnages
La critique de Margin Call
La critique de Moonrise Kingdom
Abraham Lincoln : chasseur de vampire ! Vraiment ?
Underworld 4 : arrêtez, par pitié !
La critique de Dark Shadows, le nouveau Tim Burton
Dossier Spécial : Ces acteurs qui jouent ou qui surjouent
The Amazing Spider-Man : la nouvelle bande-annonce !
Expendables 2 : la bande-annonce est là !
Expendables 2 : le trailer est imminent !
Séverin - Séverin
Clip du jour : Move in the right direction de Gossip
Liars - WIXIW
Clip du jour : Jersey des Naive New Beaters
Black Bomb A - Enemies of the state
Les Bee Gees en deuil
Sorties d'album : Semaine du 21 mai 2012
Mafiosa, le clan saisons 1, 2 et 3
Africa - A rede invisivel : un documentaire sur les héroïnes invisibles d'Afrique
La première vidéo d'Elementary, Sherlock version US
Récapitulatif du 14/05 au 20/05 - La semaine Krinein
Catch - Impact Wrestling - Sacrifice - 2012
Koh-Lanta 2012 : la revanche des héros : qui a été éliminé ?
La critique de la série The Walking Dead, Saison 2
7 Dragons
Brit - Tome 2 - Déserteur
Festival d'Aubenas 2012
La Nouvelle Bande des Pieds Nickelés - Tome 3 - Expulsés volontaires
SHELLEY, de Casanave et Vandermeulen - Dédicace à PARIS
Les Légendaires Origines - Danaël
Tranche-Trognes
Poker - Tome 3 - Viva Las Vegas
Buck Danny - intégrale 5
Waltz T.2
Re:BIRTH The Lunatic Taker T.3
Puella Magi Madoka Magica T.1
Reborn T.30
Shin Chan (S2) T.20
Enigma T.2
Broken Blade T.10
Bleach T.48
Tetsuya Tsutsui sera en France lors de Japan Expo (et même plus) !
Tom Clancy's Ghost Recon : Future Soldier - Test Xbox 360
The Walking Dead - Episode 1 : A new Day - Test XBLA
Diablo III - Test PC
Best of Collector #26 : Borderlands 2
Mise à jour de Mario Kart 7 : la fin des glitchs-raccourcis Pic Wuhu et cie !
Minecraft Xbox 360 Edition - Test XBLA
Diablo III - Blizzard est dépassé
J'irai glander chez vous avec ... GTA San Andreas !
Sur la route, le livre
Chansons du monde : du Brésil au Viêtnam
Les Maximonstres en deuil : Maurice Sendak nous a quittés.
Le mille-pattes
Tonio
The Casual Vacancy, le nouveau JK Rowling après Harry Potter
7 ans après (mais un an plus tard) : le nouveau Guillaume Musso
Au revoir cauchemar
Lunaparc en pyjamarama
Le salon du livre 2012
Femmes nues dans Paris ?
Exposition Beauté Animale au Grand Palais
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque
Didier pousse la Porte du Dejazet à Paris, et fait rire les masses !
Frantz Treichler joue dada - Zone Libre joue Nosferatu
Visiter le château de Cheverny : quand Tintin rencontre le 17e siècle
Le Puy du Fou reçoit le Thea Classic Awards
Berenice Abbott au Jeu de Paume
Les visiteurs du soir
Expo Gerhard Richter à la Tate Modern
Le trône de fer JCE
La critique du Signe des Anciens
Takenoko
Rök
Dungeon Lords
Une première extension pour les Demeures de l'Epouvante : vous reprendrez bien un peu d'Horreur...?
Trajan est de sortie chez Gigamic
Deux extensions Print On Demand Pour Space Hulk Death Angel
Uluru, comme un goût d'Australie
Ice 3 en magasin le 13 Avril






