4/10Transformers 3 : Jamais deux sans trois

/ Critique - écrit par enihprom, le 30/06/2011
Notre verdict : 4/10 - Con comme la Lune (Ecrivez votre critique)

Tags : transformers film michael bay deux cinema lune

Les méchants Decepticons veulent encore une fois détruire la Terre (enfin, les États-Unis d'Amérique dans le film). Heureusement pour les humains que quelques robots, nommés Autobots, sont gentils et qu'ils viennent les aider pour lutter contre l'invasion. Le scénario de Transformers 3 résume de lui-même l'intégralité du film : trop manichéen pour réellement convaincre. Restent tout de même quelques scènes impressionnantes visuellement. Sinon, c'est du Michael Bay. Ni plus, ni moins.

Transformers 3 : Jamais deux sans trois
DR.Après deux épisodes plus impressionnants visuellement parlant que véritablement intéressants, Michael Bay revient cet été en proposant une troisième aventure des robots Transformers. Écrasante campagne marketing oblige, plus la date de la sortie sur les écrans de Transformers 3 : La face cachée de la Lune approchait, plus le sentiment qu’on allait assister encore une fois au même spectacle grandiloquent mais inintéressant grandissait. Ainsi, et comme à chaque nouveau film labélisé Bay, deux catégories bien distinctes de personnes se forment dans la salle de projection. La première représente ceux qui viennent dans l’espoir de s’en « prendre plein les mirettes » en repensant au divertissement visuel qu’avaient proposé les deux précédents opus (c’est environ 90% de la salle). La seconde représente quant à elle ceux qui viennent dans l’unique but de méchamment tacler le travail accompli par Michael Bay et son équipe une fois le cinéma quitté. Autant être honnête et le dire d’emblée, Transformers 3 n’est pas bon. Mais soyons bon joueur, nous sommes à mille lieux de la catastrophe à laquelle on pouvait s’attendre.

Transformers 3 : Jamais deux sans trois
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Ceci étant dit, le salut de Michael Bay ne viendra certainement pas du scénario qui, une fois n’est pas coutume, frise le ridicule. Comme d’habitude, les méchants robots Decepticons veulent envahir la Terre (enfin, la Terre ne se résume qu’aux USA dans le film) et tout détruire sur leur passage. Pas cool se disent alors les Autobots, les gentils robots de l’histoire. On va venir en aide à nos amis les humains pour éviter qu’ils se prennent une méchante déculottée qui conduirait inévitablement à la disparition de leur espèce. Et au milieu de tout ça, le pauvre Sam Witwicky (campé par un Shia LaBeouf qui a mis de côté son talent le temps de faire le film) qui, au lieu de trouver un emploi qu’il n’arrive décidément pas à décrocher bien qu’il ait sauvé le monde de la dévastation deux fois, va devoir lutter contre l’invasion robotique une troisième (dernière ?) fois. Fort heureusement, pour le consoler dans ce passage difficile de sa vie, Carly Spencer (au revoir Megan Fox et bonjour Rosie Huntington-Whiteley) s’impose comme sa nouvelle petite amie, ce qui donnera lieu à une sorte de tension sentimentale durant la première partie du film totalement ridicule à cause du patron de cette dernière. Un peu de nouveauté dans ce Transformers 3 donc, qui ne perd néanmoins pas les habitudes de la maison, à savoir quelques gros plans sur les avantages physiques du mannequin parce que sinon ce n’est pas marrant.

Transformers 3 : Jamais deux sans trois
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Si la première partie, d’une bonne heure environ, est difficilement captivante - la faute à de la parlotte sans grand intérêt ni humour (enfin si, mais de l’humour Bay…) ni génie, la deuxième partie est nettement plus efficace et beaucoup moins avare en termes d’action. Michael Bay ne vole pas sa réputation et prend un plaisir fou à démolir tout Chicago par l’intermédiaire d’effets spéciaux, il faut bien le reconnaître, impressionnants. D’ailleurs, dans Transformers 1 et 2, le cinéaste pouvait manier sa caméra comme il le voulait (paradoxalement, c’était l’un des plus gros défauts des deux films) et rendait certaines scènes complètement survoltées et du coup, totalement incompréhensibles par moment. Ici, Transformers 3 a adopté la technologie 3D, ce qui le pousse à calmer sa mise en scène. Si ce n’est qu’un détail parmi d’autres pour certains, force est de constater que le long-métrage y gagne vraiment, notamment lors des grosses scènes d’action qui bénéficient d’une oxygénation salvatrice. Mais ne nous y trompons pas, Transformers 3 est toujours aussi déséquilibré que ses aînés dans sa progression, à l'image du film dans sa globalité.

Transformers 3 : Jamais deux sans trois
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Au final, il est très difficile de ressortir satisfait de la projection de Transformers 3. Incontestablement impressionnant sur le plan visuel grâce à une 3D de bonne facture et des images de synthèses ultra-léchées, il est regrettable de voir qu’encore une fois, seuls ces deux éléments ont subi une attention toute particulière. Le reste n’est finalement que du Michael Bay pure souche, à savoir de l’humour pas très subtil, des plans à peine dignes d’adolescents pré-pubères (il faut voir de quelle manière l’objectif de la caméra met en avant les qualités physiques et plastiques de l’ex-mannequin Rosie Huntington-Whiteley !), un patriotisme exacerbé, une progression en deux parties complètement déséquilibrées et des acteurs pas forcément bons. Ceci étant dit, il faut lui reconnaître une certaine amélioration dans sa mise en scène qui est en partie due à l’utilisation de la 3D. Transformers 3 est donc définitivement mauvais, c’est un fait. Mais il a au moins le mérite de proposer un bon défouloir qui se déguste avec du pop-corn une fois la première partie envolée. Quoi qu’il en soit, le public cible appréciera.