7.5/10Présentateur vedette : la légende de Ron Burgundy

/ Critique - écrit par Vincent.L, le 18/05/2005
Notre verdict : 7.5/10 - Volontairement débile (Ecrivez votre critique)

Tags : ron burgundy film presentateur vedette will comedie

Dans les années 70 à San Diego, Ron Burgundy (Will Ferell) est le présentateur vedette de Channel 4. Soutenu par une équipe de choc composée de Champ Kid (David Koechner), Brick Tamland (Steve Carell) et Brian Fantana (Paul Rudd), il fait le succès du J.T de la chaîne jusqu'au jour où la belle Veronica Corningstone (Christina Applegate) débarque...

Présentateur vedette : la legende de Ron Burgundy est un des rares films comiques qui maintient son rythme du début à la fin. Will Ferell, connu pour ses rôles excentriques dans Austin Powers 1 et 2, Une nuit au Roxbury, Jay & Bob contre-attaquent, Zoolander, Back To School ou encore le récent Melinda and Melinda, en plus de participer à l'écriture du scénario, y tient le rôle principal. Il est accompagné de la séduisante Christina Applegate, célèbre pour avoir joué dans la série Mariés Deux Enfants et dans le film Allumeuses !.

Dès le début du long métrage, on se rend compte que la plupart des personnages sont des imbéciles heureux. En conséquence, on ne peut que s'attendre à des délires débiles en pagaille.
Et c'est ce que le film nous offre avec un étonnant talent comique formidablement maîtrisé de long en large. Les gags stupides, les dialogues d'une bêtise largement assumée, les situations absurdes et l'humour parfois vulgaire (érection gigantesque, un plat avec du caca...) sont autant de nombreux moments hilarants qui jalonnent les 94 minutes du film.
On retiendra tout particulièrement le personnage de Brick Tamland, à la fois touchant et immédiatement drôle avec son QI extrêmement faible; les piques entre Ron et Veronica, le dialogue entre le chien de Ron et une mère ours (!), le combat de présentateurs télévisés avec plein de Stars invitées (Ben Stiller, Luke Wilson, Vince Vaughn et Tim Robbins), les scènes de drague déjantées, la rencontre névrosée avec Jack Black et un kitch intentionnel.

L'oeuvre d'Adam McKay est donc réjouissante dans le monde du film comique. Elle assume pleinement sa débilité et son second degré permanent. La profusion de gags, de dialogues et de situations comiques donne un rythme formidable. La romance ne gâche rien à la fête tant elle est décalée. De plus, voir un écureuil faire du ski nautique vaut forcément le déplacement...