Biographie de Ryan Gosling
Né le 12 novembre 1980 à London, dans l’Ontario, Ryan Thomas Gosling grandit dans une famille mormone qui déménage au gré des postes de son père, représentant en papeterie. Les parents divorcent quand il a treize ans, sa mère l’élève avec sa sœur aînée, et l’école se passe si mal qu’il en fait une année à la maison. À douze ans, une audition à Montréal l’envoie au Mickey Mouse Club de Disney : deux saisons (1993-1995) sur un plateau où traînent aussi Britney Spears, Christina Aguilera et Justin Timberlake.
Viennent ensuite les années de télévision pour adolescents, Breaker High puis le rôle-titre d’Hercule contre Arès, tourné en Nouvelle-Zélande. Il en sort en 2001 avec Danny Balint (The Believer), où il joue un juif devenu néonazi : grand prix du jury à Sundance. Le grand public, lui, le découvre ailleurs, dans N’oublie jamais (2004), la romance à mouchoirs qui reste, vingt ans plus tard, le film que l’on cite en premier quand on parle de lui. Il enchaîne pourtant sur Stay, sur Half Nelson (2006), instituteur accro au crack qui lui vaut sa première nomination à l’Oscar, et sur Une fiancée pas comme les autres, où il tombe amoureux d’une poupée gonflable. On a connu plan de carrière plus racoleur.
2011 le rend incontournable : la comédie avec Crazy Stupid Love, la politique avec Les Marches du pouvoir de George Clooney, et surtout Drive, où il conduit, cogne et parle à peine sous un blouson à scorpion. Le mutisme devient sa signature, au risque du tic : Nicolas Winding Refn en remet une couche avec Only God Forgives, sifflé à Cannes, et Lost River (2014), que Gosling écrit et réalise lui-même, y prend aussi. Heureusement, La La Land (2016) le remet en pleine lumière avec un Golden Globe et une deuxième nomination à l’Oscar, avant que Denis Villeneuve ne lui confie l’officier K de Blade Runner 2049 et Damien Chazelle le Neil Armstrong de First Man.
Reste le cas Ken. Dans Barbie (2023), il joue le compagnon décoratif au premier degré le plus total, décroche une nomination à l’Oscar du second rôle et vient chanter "I’m Just Ken" sur la scène de la cérémonie. Depuis, il a été cascadeur amoureux dans The Fall Guy (2024), puis astronaute amnésique dans Projet dernière chance (2026), adapté d’Andy Weir, qui signe le meilleur démarrage américain de l’année. Star Wars : Starfighter l’attend en 2027, un Ghost Rider est annoncé pour 2028.
Musicien à ses heures, il a publié en 2009 un album avec Dead Man’s Bones, le groupe monté avec son ami Zach Shields et enregistré en compagnie d’une chorale d’enfants. Il partage la vie de l’actrice Eva Mendes, rencontrée sur le tournage de The Place Beyond the Pines, depuis 2011 ; ils ont deux filles, nées en 2014 et 2016. Il est aussi copropriétaire d’un restaurant marocain à Beverly Hills, dont il a retapé la décoration lui-même, pendant un an.
Photo : Aubrey Gemignani / NASA, avant-première de First Man au Smithsonian, 2018 (domaine public).





