samedi 26 mai 2012 | 11 min depuis la dernière mise à jour | 16 978 articles | 11 613 membres FACEBOOK | TWITTER | RSS

Rock : terroristes en cage et saine connerie

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par - le 01/07/2011

Avertissement : Dwayne Johnson ne joue pas dans The Rock

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a un fusil d'assaut
Avec le succès du premier Bad Boys, devenait un réalisateur "chaud", mûr pour diriger des vedettes d’un calibre supérieur à et (oui oui, Will Smith en 1995, c’était surtout un acteur de sitcom). Pour son deuxième long métrage, on lui offrit sur un plateau (fraîchement oscarisé pour Leaving Las Vegas), et… Sean Connery. Pour Cage, c’était le début d’une longue collection de films d’action inégaux ; pour Connery, c’était la fin d’une carrière, et l’un des derniers films vraiment décents avant la retraite.

Le général Francis Hummel (Ed Harris) est triste de voir ses soldats négligés par le gouvernement américain. Pour faire entendre son opinion, il prend en otage des touristes venus visiter l’ancienne prison d’Alcatraz ; et histoire de vraiment marquer le coup, il menace de lâcher une arme chimique sur San Francisco. Pour stopper cette double menace, il faut deux hommes : le scientifique lunaire Stanley Goodspeed (Nicolas Cage), spécialiste des machins chimiques, et le prisonnier fédéral John Mason (Sean Connery), le seul homme vivant à s’être échappé d’Alcatraz un jour…

« The Rock » désigne l’île qui abrite la plus célèbre prison du monde. Pas mal de films se sont déjà emparés du lieu pour en tirer 57843.jpg
Nicolas Cage a une arme chimique
de bons petits thrillers, parfois inspirés de faits réels : Le prisonnier d’Alcatraz avec , L’évadé d’Alcatraz avec , Meurtre à Alcatraz avec , Mission Alcatraz avec … Ici, le scénario joue la carte de l’inversion : il n’est pas question de s’échapper, mais de s’introduire dans la prison ; un simple prétexte au bourrinage le plus intensif (il paraît pourtant que a travaillé sur le script – sans doute pour les dialogues !). D’un côté des terroristes prêts à tout, de l’autre des anti-héros forcés de sauver le monde (un chimiste, un taulard), on est en pleine génération post-Die Hard : ça explose, ça castagne, ça vanne copieusement. Michael Bay porte le film d’action à un stade jamais vu à l’époque, en proposant une réalisation épileptique basée sur des plans extrêmement brefs. Sur l’ensemble du métrage, les plans ont une durée moyenne de 2.6 secondes !

Face aux deux stars charismatiques, Ed Harris s’avère quasiment surqualifié pour son rôle de méchant unidimensionnel, donnant des ordres à une brochette de solides seconds couteaux qui complètent efficacement le tableau : David Morse, Michael Biehn, Tony Todd, John C. McGinley… très peu de visages féminins en vue, on nage en 57842.jpg
Ed Harris a un téléphone... mal barré !
pleine testostérone, et la sous-intrigue consacrée à la vie conjugale de Goodspeed fait figure de formalité. Comme parfois dans les films d’action aux dialogues épicés, la version française se défend honorablement, allant jusqu’à répliquer au mieux l’accent écossais de Sean Connery (« comme chur des roulettes, eschpèche de connard »).

Le producteur Don Simpson, partenaire de longue date de Jerry Bruckheimer, est mort durant la production ; Bruckheimer continuera sa carrière en solo, dans l’esprit de leur collaboration (ces dernières années, on lui doit notamment les séries des Experts et la saga Pirates des Caraïbes).

riffhifi riffhifi [6.5/10]