7/10Volt, star malgré lui

/ Critique - écrit par Nicolas, le 09/02/2009
Notre verdict : 7/10 - Ya, Volt ! (Ecrivez votre critique)

Tags : volt film animation disney star penny chien

Sous l'oeil attentif du producteur John Lasseter, Volt redore le blason de la firme Disney dans la catégorie reine "film d'animation 3D avec des animaux qui parlent". On ne l'attendait pas.

Adopté quelques jours après sa naissance, Volt est resté confiné pendant plusieurs années dans un studio hollywoodien, persuadé que sa petite maîtresse Penny est menacée par un horrible vilain à l'œil vert, et encore plus persuadé d'avoir les superpouvoirs pour la défendre. Un jour, directives de la chaîne oblige, Volt est séparé de sa maîtresse. Il parvient à s'échapper du studio, part à la recherche de Penny, et découvre le monde réel...

Sévèrement bullé.
Sévèrement bullé.
Disney pourra-t-il un jour concurrencer artistiquement la créativité des têtes bien pensantes de Pixar, ou même renouer avec la magie qui a construit une légende commencée il y a plusieurs dizaines d'années ? Volt remet tout en cause. Non pas que le film soit crevant de rire ou même d'une originalité à se taper les postérieurs sur des oursins, mais il montre que Disney peut tout à fait construire quelque chose de correct dans le monde de l'animation 3D, où Pixar et DreamWorks Animation régnaient sans partage.
Chicken Little était un commencement, Bienvenue chez les Robinson un tour de chauffe, maintenant c'est John Lasseter qui prend les commandes. Tout du moins à la production, mais c'est déjà ça. L'homme a une aura bienfaisante, Volt ne s'en portera que mieux. A l'image de cette belle séquence d'introduction alternant le tableau attendrissant d'une jeune fille choisissant son compagnon et ces quelques scènes bien troussées de la série explosive du clébard. Limite, on aurait souhaité que le film ne soit qu'une longue succession de ces scènes d'action bien fichues et mordantes. Mais non. Volt, star malgré lui est avant tout un « truman show », l'histoire d'un chien persuadé d'être un super-héros qui se découvrira ordinaire. Désespérément ordinaire. La morale de l'histoire est claire sans être abrutissante. Volt se découvre petit à petit, fuyant le polystyrène comme la peste (sa kryptonite présumée) et vantant à qui veut l'entendre les mérites de son « super ouah ». L'ensemble, mignon, est loin de provoquer l'hilarité générale, mais divertit. Oh ça, oui, il divertit, mais c'est probablement tout ce qu'il pourra provoquer chez les adultes. La jeunesse, hé bien, elle sera certainement conquise par cette adorable petit chien blanc, et pleurnichera à la sortie des salles pour en avoir tout pareil à la maison. Et avec un rongeur. Car si Volt est le héros, Rhino le hamster est l'élément comique principal du film, le grain de folie appréciable qu'il est bon de retrouver (M-O dans Wall-E, Hector dans Chasseurs de Dragon, etc.). Du coup, nous aussi, on en veut un, tout pareil, avec sa bulle.

Au royaume des films d'animation, Volt est l'intrus inattendu. Joli à regarder tout en étant très enfantin, il porte sa durée avec noblesse et divertit sur toute sa longueur, à défaut d'être un générateur de rires permanents. Etrange toutefois que les animateurs se soient évertués à modifier chaque apparition du mot Bolt (titre VO du film) en oubliant de changer celle de la médaille du chien...