3.5/10Resident Evil - Afterlife

/ Critique - écrit par Nicolas, le 27/09/2010
Notre verdict : 3.5/10 - La mort lui va si mal (Ecrivez votre critique)

Tags : evil resident film afterlife alice blu films

Resident Evil version film a touché le fond, mais creuse encore et encore. Scénario absent, performances d'acteurs inexistantes, et réalisation tape-à-l'oeil. Vous savez quoi ? En plus, c'est en 3D !

La saga aurait peut-être dû s'éteindre avec le bien nommé Extinction, mais l'histoire et l'appât du gain en auront voulu autrement. Voici donc que se profile un « après-vie » qui n'a nullement l'intention de réfuter les précédents opus, mais qui de plus souhaite ternir encore davantage le tableau en « troidéisant » les aventures d'Alice au pays des non-merveilles. Vous savez quoi ? L'après-vie ressemble à la mort.

Alice se met en route vers Arcadia, un endroit paisible d'Alaska que la contamination n'a pas encore réussi à atteindre. Mais malgré d'intenses recherches, le terre promise continue à être introuvable, ainsi que le groupe de survivants mené par Claire Redfield. Elle récupère cette dernière, totalement amnésique, sur une plage, et la mène à Los Angeles. Un petit groupe de résistants, retranchés dans une prison fédérale, s'y cache en attendant des nouvelles d'Arcadia...

Alice version ninja
Alice version ninja
J'ai eu du mal à écrire ce résumé, sincèrement. Même en restant concentré, il est difficile de voir une logique dans cette succession d'évènements reliés uniquement pour mettre en place de potentielles scènes d'action pétaradantes. Cela avait déjà été évoqué précédemment - dès le deuxième épisode, en fait -, la saga cinématographique s'écarte en effet du jeu vidéo original pour proposer une grosse bouillie pleine d'explosions et de gunfights spectaculaires. On est bien loin, bien loin du thème survival-horror qui sied à merveille à la série vidéoludique, les personnages ne tombent jamais en rade de balles et semblent pouvoir se défaire de dizaines de zombies sans une égratignure. Pour justifier sa classification « horreur », d'ailleurs, le réalisateur se contente du minimum : une image très rapide de zombie qui attaque avec une brusque hausse du son, de quoi surprendre l'auditoire sans forcément lui coller les choquottes. Le procédé est fatiguant, mais ce n'est pas le pire, il y en a deux autres avant lui. Les Redfield
Les Redfield
En deuxième position, nous retrouvons notre désormais habituel effet relief qui commence sérieusement à nous faire douter de sa pertinence, tant son utilisation se borne ici à conférer une sensation de profondeur aux gigantesques décors du film. Il y a bien cette scène de douche (ce n'est vraiment pas ce que vous croyez, bande de pervers éventuels) pour contredire mon propos, graphiquement très réussie et renforcée par la 3D, mais ce ne sera qu'une petite perle dans une grosse mare boueuse. Et en première position, nous mettrons le sac poubelle de ralentis à la Snyder qui nous horripile très rapidement. Portons au crédit d'Anderson qu'il ne suit pas la tendance hollywoodienne de la caméra remuante, ses scènes d'action sont ultra-lisibles (car ralenties, si vous avez suivi). Le plus dommage, c'est qu'elles sont tellement tirées par les cheveux que l'on aurait préféré n'en comprendre que la moitié. Dernier point qui ne pas faire plaisir aux fans, ceux qui s'étaient désespérés du traitement infligé au personnage de Claire Redfield, voici que son frère se pointe dans cet épisode. Comme le reste du casting, il ne devient rapidement qu'un faire-valoir ne servant qu'à soutenir le propos d'Alice, et rationalisant sa performance d'actrice qui, on s'en doute, est elle aussi mort-née. Ils ont choisi Wentworth Miller, inénarrable Scofield de Prison Break pour ce rôle, c'est pour vous dire à quel point le talent d'acteur importait peu.

Il va y avoir un cinquième. La fin du quatrième le laisse présager, mais de toute façon, il a déjà été annoncé. Ça, et un numéro six, et aussi un reboot. En fait, on ne sait pas trop ce que l'on aura entre les mains, mais Resident Evil au cinéma va continuer. Quand on voit la qualité de la franchise qui se noie d'épisode en épisode, on est surpris de constater que tant de gens continuent à soutenir ce genre de projet.

Devinez.
Devinez.