6.5/10Les Chroniques de Riddick

/ Critique - écrit par Val Lazare, le 21/08/2004
Notre verdict : 6.5/10 - Snake Plissken sous E.P.O (Ecrivez votre critique)

Panique sur l'univers ! Les terribles Necrommongers filent de planètes en planètes pour rejoindre Anteverse, planète-Eden de ces dévots fanatisés. Pas de quoi s'inquièter me direz-vous. Il n'en reste pas moins que les Necrommongers font de fréquentes escales pour convertir une poignée de pusillanimes citoyens et atomiser le reste. Que faire ? Nuker les millions de soldats necrommongers avides de pillage ? Faire sauter un trou noir à l'approche de leurs vaisseaux titans ? Pire ! En ces temps troublés, les autorités ont décidé de répondre au mal par le mal. Riddick, le criminel le plus recherché de l'infini, va mettre un terme à ses vacances période Hoth pour tanner le derrière de fanatiques en mal d'inspiration.

Quatre ans se sont écoulés depuis que Riddick (Vin Diesel) a réussi à quitter la planète désertique fourrée de requins-marteaux ailés en compagnie d'Imam (Keith David) et de Kyra (Alexa Davalos). Les Chroniques de Riddick se présente donc comme une suite bâtarde de Pitch Black (à l'origine, un one-shot). Alors qu'Imam conjure Riddick de filer un coup de main à l'Humanité qui l'a toujours rejeté, Kyra pourrit sur la planète prison Crematoria. Le criminel nyctalope va donc reprendre du galon pour sauver sa belle et accessoirement, l'univers.

Tandis que Pitch Black misait sur un scénario tout en tension : une sorte d'Alien cheap aussi original qu'alambiqué, les Chroniques de Riddick lui préfère un space opera d'action/aventure pur et dur. David Twohy a donc délayé quelque peu la sauce pour enfoncer les portes du divertissement. Scénario simpliste, absence de transitions, dialogues liminaires... tout ceci pour rester dans l'action, ensemble tape-à-l'oeil de scènes efficaces. Donc Riddick parle peu, ne rit pas, à la rigueur redresse la lèvre supérieure après avoir tué un sbire avec une tasse de thé.

Cette fameuse tasse de thé, cette arme devenue létale entre les pognes de Riddick, c'est un message en direction du spectateur. C'est finalement ce qui sauve le film. Il y a du James Cameron dans cette tasse de thé. Car les Chroniques de Riddick aurait pu être un navet stupide comme on en voit bien souvent. Mais c'est surtout un film qui flirte avec la série B. Ces punchlines misérables, le faciès du malheureux latino qui regarde Riddick comme le Messie alors qu'une supervague de chaleur va le pulvériser, le jeu de « qui bute le mieux » font des Chroniques de Riddick un très bon divertissement pour qui le prendra au second degré.