Mélanie est très gentille. Elle rend des services à sa voisine, à sa mère, à ses trois copines pétasses sur les bords et même à son patron chauve et macho qui l'exploite sans vergogne dans un travail de serveuse/pompiste à la pointe de toutes les infractions au code du travail. Mais donc comme le dit le proverbe : trop bonne, trop conne. Et Mélanie le découvre à ses dépends lorsqu'elle se rend compte que ses amies lui tendent un piège humiliant pour la Saint-Valentin : son prince charmant n'est en fait qu'un canular, un pauvre crapaud virtuel et sans consistance, un rêve sans vie. Elle qui se trouvait vilaine le devient. Son chat se retrouve à la poubelle ainsi que la plupart de ses beaux sentiments, accompagnés de ses désirs de prince charmant. Et lorsque la méchanceté sort pour la première fois de sa bouche son petit monde se met a trembler en criant : "Mais pourquoi est elle si méchante ?"
Lorsque Vilaine commence, on a un peu peur. Le tout semble surfer sur le succès un peu oublié du Fabuleux destin d'Amélie Poulain. L'affiche est déjà troublante de clichés vieillots et de couleurs surjouées comme celles du film de Jean-Pierre Jeunet. Le narrateur n'est autre que Monsieur Marie, le boucher de Delicatessen, et 
sa voix si reconnaissable nous met dans cette ambiance de mal à l'aise clairsemé comme dans un film du même auteur. Puis viennent les papiers peints vieux de quarante ans et les coupes de cheveux oldies. Mais très vite l'ambiance se construit et se découvre une forte personnalité. Et au milieu de cet air de déjà-vu, on apprécie une bande d'acteurs engagés pour péter un câble devant une caméra immunisée à l'explosion de sentiments. De la bimbo blonde et méchante à la jeune rousse bourgeoise à tendance psychopathe en passant par la mère assistée et hypocondriaque et la voisine en forme de rogne avec son chien obèse tout droit sorti de Télé Z, ces allumés du bocal vont bien ensemble. Du coup, la cohérence de ce monde à part est plaisante et on ne s'étonne pas de voir ces déjantés dans des dialogues surréalistes.
Malheureusement la fraîcheur et l'identité qui s'en dégagent sont bien au-delà des ambitions du film. Certes, Pierre-François Martin-Laval et sa moumoute nous font rire. Oui, le cliché du garagiste enduit de sueur et d'huile de vidange est du meilleur 
goût dérisoire lorsqu'il se met à pleurer. Oui encore, on appréciera la tête de bon garçon d'Innocent (c'est son nom), le balayeur de couleur de la station-service où travaille Mélanie. Mais le film ne se prend tellement pas au sérieux qu'on en oublie la composante cinéma de l'affaire. C'est bien dommage car l'atmosphère visuelle ne choisit jamais vraiment ses couleurs dominantes ou ses inflexions graphiques. C'est donc un superbe divertissement joué avec panache par Marilou Berry et tous les autres allumés avec une belle montée en puissance de la bombe mentale qui les guette tous sans exception dans leurs illusions incroyables, mais la finalité de l'histoire ne nous étonneras pas plus que ça et les personnages individuellement perdent en profondeur.
C'est d'autant plus dommage que les ingrédients sont bel et bien là et on sent une équipe soudée et bénévole, prête à donner dans la farce comme dans l'émotion édulcorée d'un monde imparfait. Le moment passé est donc très bon, agréable 
même mais loin d'être transcendant et on oublie assez vite ce qu'on a vu sans trop s'inquiéter ni se réjouir de la fin joyeuse et de ses implications malheureuses pour cette dimension parallèle farfelue dans laquelle on nous a laissé vivre les dernières quatre-vingt dix minutes et à laquelle on aurait voulu s'accrocher. Les multiples clins d'oeils ringards auraient pu nous mettre la puce à l'oreille quand à l'objectif incertain du film d'ailleurs peu moralisateur (ce qui reste un très bon point d'ailleurs). Mais comme le disent les spécialistes « Un film dans lequel on entend autant de Jean-François Maurice annonce clairement la couleur ». Et puis de toute façon on est contents de retrouver Chantal Lauby dans un rôle naturel un peu zinzin, le grand PEF et ses accents insupportables sauf pour l'oreille des baleines et une figure principale aussi pleine de vie et d'expressions que celle de Marilou.
Un film vraiment pas vilain au bout du compte. Mais faut aimer l'humour des gens un peu barrés, les chats qui fument des pétards et les cascades qui font pouf... ah oui et puis les gens simples aussi dans les histoires simples. C'est pas plus mal de temps en temps et puis ça change.
knackimax []

Récapitulatif du 21/05 au 27/05 - La semaine Krinein
Seven Shakespeare T.1
L'habitant de l'infini T.27
The Walking Dead - Le guide de A à Z
Qui a gagné l'Eurovision ?
Clip du jour : Rocky ground de Bruce Springsteen
La critique du film De rouille et d'os
Le Berceau des Esprits - T.3
Buffy contre les vampires - Saison 3 - Tome 7 - Mauvais sang (I)
La kitscherie du vendredi #4 : Tarzan boy
The Dark Knight Rises : les affiches des personnages
La critique de Margin Call
La critique de Moonrise Kingdom
Abraham Lincoln : chasseur de vampire ! Vraiment ?
Underworld 4 : arrêtez, par pitié !
La critique de Dark Shadows, le nouveau Tim Burton
Dossier Spécial : Ces acteurs qui jouent ou qui surjouent
The Amazing Spider-Man : la nouvelle bande-annonce !
Expendables 2 : la bande-annonce est là !
Reprise de poids #65 : le top NME
Clip du jour : L'enfant sauvage de Gojira
Séverin - Séverin
Clip du jour : Move in the right direction de Gossip
Liars - WIXIW
Clip du jour : Jersey des Naive New Beaters
Black Bomb A - Enemies of the state
Kaboul Kitchen S1 - Le patron... C'est Jacky !
Catch - WWE - Over the Limit - 2012
Koh-Lanta 2012 : les stratégies pour gagner
Mafiosa, le clan saisons 1, 2 et 3
Africa - A rede invisivel : un documentaire sur les héroïnes invisibles d'Afrique
La première vidéo d'Elementary, Sherlock version US
Récapitulatif du 14/05 au 20/05 - La semaine Krinein
Catch - Impact Wrestling - Sacrifice - 2012
Koh-Lanta 2012 : la revanche des héros : qui a été éliminé ?
La critique de la série The Walking Dead, Saison 2
Sherman - Tome 6 - Le pardon. Jeannie
7 Dragons
Brit - Tome 2 - Déserteur
Festival d'Aubenas 2012
La Nouvelle Bande des Pieds Nickelés - Tome 3 - Expulsés volontaires
SHELLEY, de Casanave et Vandermeulen - Dédicace à PARIS
Les Légendaires Origines - Danaël
Tranche-Trognes
Kuroko's Basket T.3
Waltz T.2
Re:BIRTH The Lunatic Taker T.3
Puella Magi Madoka Magica T.1
Reborn T.30
Shin Chan (S2) T.20
Enigma T.2
Mario Tennis Open - Test 3DS
The Secret World : Alan Wake dans Left 4 Dead ?
Tom Clancy's Ghost Recon : Future Soldier - Test Xbox 360
The Walking Dead - Episode 1 : A new Day - Test XBLA
Diablo III - Test PC
Best of Collector #26 : Borderlands 2
Mise à jour de Mario Kart 7 : la fin des glitchs-raccourcis Pic Wuhu et cie !
Minecraft Xbox 360 Edition - Test XBLA
Diablo III - Blizzard est dépassé
J'irai glander chez vous avec ... GTA San Andreas !
Sur la route, le livre
Chansons du monde : du Brésil au Viêtnam
Les Maximonstres en deuil : Maurice Sendak nous a quittés.
Le mille-pattes
Tonio
The Casual Vacancy, le nouveau JK Rowling après Harry Potter
7 ans après (mais un an plus tard) : le nouveau Guillaume Musso
Au revoir cauchemar
Lunaparc en pyjamarama
Le salon du livre 2012
Femmes nues dans Paris ?
Exposition Beauté Animale au Grand Palais
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque
Didier pousse la Porte du Dejazet à Paris, et fait rire les masses !
Frantz Treichler joue dada - Zone Libre joue Nosferatu
Visiter le château de Cheverny : quand Tintin rencontre le 17e siècle
Le Puy du Fou reçoit le Thea Classic Awards
Berenice Abbott au Jeu de Paume
Les visiteurs du soir
Expo Gerhard Richter à la Tate Modern
Le trône de fer JCE
La critique du Signe des Anciens
Takenoko
Rök
Dungeon Lords
Une première extension pour les Demeures de l'Epouvante : vous reprendrez bien un peu d'Horreur...?
Trajan est de sortie chez Gigamic
Deux extensions Print On Demand Pour Space Hulk Death Angel
Uluru, comme un goût d'Australie
Ice 3 en magasin le 13 Avril






