C'est plus ou moins évident selon les individus, certains cinéastes ont une carrière clairement divisible en périodes. Certains se sont centrés un temps sur un genre, d'autres sur un thème, ou encore sur un acteur. Martin Scorsese est un réalisateur à acteurs. Aujourd'hui, le cinéma de Scorsese, c'est DiCaprio. Hier, c'était Robert De Niro et toute une clique d'acteurs italo-américains qui ont marqué en profondeur le septième art. Du « You talkin' to me » (Taxi Driver) lancé par Travis Bickle aux « Bring it ova » vociférés par Jake de la Motta (Raging Bull), se sont multipliés les scènes mythiques, les répliques désormais inscrites au fer rouge dans notre mémoire cinéphilique collective. Goodfellas (Les affranchis), c'est le chant du cygne de cette époque faste, dernier film « italo-américain » du réalisateur, dernière collaboration fructueuse avec De Niro. Un bijou.
"As far back as I can remember, I've always wanted to be a gangster"
L'affiche est trompeuse, on croit voir un film tout entier centré autour de Robert De Niro, comme ce fut le cas souvent avec les réalisations de Scorsese, alors que le personnage principal est incarné par Ray Liotta. Goodfellas est une sorte de biographie. L'histoire est celle de Henri Hill, que l'on suit dès l'enfance, un homme qui a toujours rêvé d'être gangster. L'histoire de cet homme, c'est celle de la Mafia New-yorkaise, sur trente ans. Les années fastes, les années soixante où la Mafia était une grande famille protégeant les siens, distribuant des billets à tout va, remplaçant la police dans sa mission de maintien de l'ordre... jusqu'aux années quatre-vingt - quatre-vingt-dix, où les trafics de drogue s'organisent plus péniblement sous la pression des investigations. Comme tout bon film de gangsters, Goodfellas peut se diviser en plusieurs actes : la montée, le sommet, le déclin et la chute. Et comme tout bon film de gangsters, Goodfellas distille son quota de scènes cultes. On se souviendra de Tommy DeVito (Joe Pesci, récompensé pour son énorme performance par l'Oscar du meilleur second rôle), bombardant le torse d'un jeune serviteur un peu trop résistant de balles, pour une bête histoire de mots. On retiendra Henry Hill (Ray Liotta), éclatant à coup de crosse de revolver le nez de celui qui a osé brutaliser sa femme, qui, quelques années plus tard, braquera son mari au réveil pour s'être pris « une pute ».
"How the fuck am I funny ? What the fuck is so funny about me ?"
Le film est une adaptation du roman Wiseguy, de Nicholas Pileggi, auteur avec lequel Scorsese est en parfaite harmonie. Indéniablement, ce long métrage de plus de deux heures possède de très grandes qualités de narration. C'est la plupart du temps par le prisme d'Henri Hill (Ray Liotta), en voix off, que l'on pénètre cet univers mafieux. Goodfellas n'est pas de ces films qui enchaînent moments de violences et d'actions. C'est littéralement le quotidien, le patrimoine d'une génération qui est livré là pendant plus de deux heures, d'où l'impression de lenteur possible pour certains spectateurs. Malgré la violence qui se déchaîne ça et là, la Mafia est présentée comme une institution calme, aux rouages bien huilés et ancrés. Henri Hill nous relate ce qui est pour lui le quotidien. On est loin de l'hécatombe du gigantesque Godfather de Coppola, l'angle de vue est différent, même si les deux films se rejoignent assez largement sur l'idée de clan, de communauté, le thème de la famille. Une famille en déliquescence dans Goodfellas, au fur et à mesure des décennies qui passent et de l'âge d'or qui s'en va. Le film est aussi et bien évidemment une remarquable réussite par son casting, qui réunit des géants au sommet de leur forme. Ray Liotta, trop souvent mis à l'écart de la reconnaissance à laquelle il a droit, trouve ici un rôle principal à sa mesure, on sent l'acteur véritablement incarné. Joe Pesci, comme à son habitude, interprète un sanguin, un fou-nerveux, quant à Robert De Niro, il se fait plus rare sur ce film, une discrétion accentuée par son rôle, celui de Jimmy Conway, d'un calme glacial. A saluer notamment, la prestation de Lorraine Bracco, que l'on remarque à tort moins souvent.
Acclamé par la critique, nominé six fois aux Oscars, Goodfellas n'a pas seulement marqué l'année 1990, il s'est inscrit dans la filmographie de Scorsese comme l'une des plus grandes réussites du réalisateur et dans le patrimoine mondial du cinéma comme une référence incontournable du film de gangsters.
iscarioth []

Qui a gagné l'Eurovision ?
Clip du jour : Rocky ground de Bruce Springsteen
La critique du film De rouille et d'os
Le Berceau des Esprits - T.3
Buffy contre les vampires - Saison 3 - Tome 7 - Mauvais sang (I)
La kitscherie du vendredi #4 : Tarzan boy
Mario Tennis Open - Test 3DS
Reprise de poids #65 : le top NME
Kaboul Kitchen S1 - Le patron... C'est Jacky !
Catch - WWE - Over the Limit - 2012
The Dark Knight Rises : les affiches des personnages
La critique de Margin Call
La critique de Moonrise Kingdom
Abraham Lincoln : chasseur de vampire ! Vraiment ?
Underworld 4 : arrêtez, par pitié !
La critique de Dark Shadows, le nouveau Tim Burton
Dossier Spécial : Ces acteurs qui jouent ou qui surjouent
The Amazing Spider-Man : la nouvelle bande-annonce !
Expendables 2 : la bande-annonce est là !
Clip du jour : L'enfant sauvage de Gojira
Séverin - Séverin
Clip du jour : Move in the right direction de Gossip
Liars - WIXIW
Clip du jour : Jersey des Naive New Beaters
Black Bomb A - Enemies of the state
Koh-Lanta 2012 : les stratégies pour gagner
Mafiosa, le clan saisons 1, 2 et 3
Africa - A rede invisivel : un documentaire sur les héroïnes invisibles d'Afrique
La première vidéo d'Elementary, Sherlock version US
Récapitulatif du 14/05 au 20/05 - La semaine Krinein
Catch - Impact Wrestling - Sacrifice - 2012
Koh-Lanta 2012 : la revanche des héros : qui a été éliminé ?
La critique de la série The Walking Dead, Saison 2
Sherman - Tome 6 - Le pardon. Jeannie
7 Dragons
Brit - Tome 2 - Déserteur
Festival d'Aubenas 2012
La Nouvelle Bande des Pieds Nickelés - Tome 3 - Expulsés volontaires
SHELLEY, de Casanave et Vandermeulen - Dédicace à PARIS
Les Légendaires Origines - Danaël
Tranche-Trognes
Poker - Tome 3 - Viva Las Vegas
Kuroko's Basket T.3
Waltz T.2
Re:BIRTH The Lunatic Taker T.3
Puella Magi Madoka Magica T.1
Reborn T.30
Shin Chan (S2) T.20
Enigma T.2
Broken Blade T.10
Bleach T.48
The Secret World : Alan Wake dans Left 4 Dead ?
Tom Clancy's Ghost Recon : Future Soldier - Test Xbox 360
The Walking Dead - Episode 1 : A new Day - Test XBLA
Diablo III - Test PC
Best of Collector #26 : Borderlands 2
Mise à jour de Mario Kart 7 : la fin des glitchs-raccourcis Pic Wuhu et cie !
Minecraft Xbox 360 Edition - Test XBLA
Diablo III - Blizzard est dépassé
J'irai glander chez vous avec ... GTA San Andreas !
Sur la route, le livre
Chansons du monde : du Brésil au Viêtnam
Les Maximonstres en deuil : Maurice Sendak nous a quittés.
Le mille-pattes
Tonio
The Casual Vacancy, le nouveau JK Rowling après Harry Potter
7 ans après (mais un an plus tard) : le nouveau Guillaume Musso
Au revoir cauchemar
Lunaparc en pyjamarama
Le salon du livre 2012
Femmes nues dans Paris ?
Exposition Beauté Animale au Grand Palais
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque
Didier pousse la Porte du Dejazet à Paris, et fait rire les masses !
Frantz Treichler joue dada - Zone Libre joue Nosferatu
Visiter le château de Cheverny : quand Tintin rencontre le 17e siècle
Le Puy du Fou reçoit le Thea Classic Awards
Berenice Abbott au Jeu de Paume
Les visiteurs du soir
Expo Gerhard Richter à la Tate Modern
Le trône de fer JCE
La critique du Signe des Anciens
Takenoko
Rök
Dungeon Lords
Une première extension pour les Demeures de l'Epouvante : vous reprendrez bien un peu d'Horreur...?
Trajan est de sortie chez Gigamic
Deux extensions Print On Demand Pour Space Hulk Death Angel
Uluru, comme un goût d'Australie
Ice 3 en magasin le 13 Avril






