4/10Si seulement...

/ Critique - écrit par Vincent.L, le 26/11/2004
Notre verdict : 4/10 - Si, Seulement pour Jennifer (Ecrivez votre critique)

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Si, Seulement pour Jennifer

L'affiche en dit long : Jennifer Love Hewitt (la série La vie à 5, Souviens-toi l'été dernier, Beautés empoisonnées, Le Smoking, Garfield...) et Paul Nicholls sous la pluie avec un franc sourire aux lèvres. Tout de suite, on a compris qu'on avait affaire à une comédie sentimentale. A partir de là, on ne s'attend pas à grand chose car le schéma de ce genre de film est bien rodé : un homme, une femme, un amour, des problèmes et une réconciliation. Mais, on y va quand même, pour retrouver la charmante Jennifer sur grand écran et parce que parfois on a des surprises.

Prenons la situation de départ : une Américaine, Samantha Andrews (Jennifer Love Hewitt) et un Anglais, Ian Wyndham (Paul Nicholls) forment un jeune couple à Londres. Elle est pétillante, aimante, respire la joie de vivre et lui est égoïste, obnubilé par son travail et ne se rend pas compte de la chance qu'il a. A partir de cette situation on ne peut plus banale, le film commence avec un mélange d'humour (sous forme de quiproquos, de petites phrases amusantes de Samantha et de réactions gentillement comiques de Ian), de moments sentimentaux et d'une ambiance légèrement mystérieuse.

Jennifer Love Hewitt, dans cette première demi-heure de film, est parfaite. Que ce soit au niveau de l'interprêtation (juste, touchante et attachante) ou de son physique de rêve. Sur ce dernier point, Si seulement... est un festival: en dehors de son visage particulièrement mignon, les débardeurs font apparaître des tétons qui pointent, le shorty transparent cache à peine un string bleu et un haut mouillé par la pluie laisse entrevoir un magnifique soutien gorge. Même dans une scène où Samantha est mal en point, Jennifer est encore sexy avec une fine bretelle noire sur son épaule.
Paul Nicholls, de son côté, nous fait souvent sourire par ses étourderies et nous fait franchement rire dans les moments sentimentaux et dramatiques. On retiendra en particulier son incapacité la plus totale à jouer quelqu'un qui pleure.

La première partie plutôt réussie laisse place à une seconde mêlant fantastique et mièvrerie. Alors qu'on était plutôt étonnés par la tournure étrange que le film prenait, on est déçus par la profusion de scènes niaises, classiques et terriblement téléphonées qui se succèdent devant nos yeux. De temps en temps, Jennifer nous sort une petite phrase qui nous fait rire mais cela ne suffit pas à faire remonter un film qui est tombé dans le sentimental à deux sous (avec des phrases telles que Je ne veux pas que tu m'adores, je veux que tu m'aimes ou encore J'ai appris à aimer et à être aimé) et dans la grandiloquence sentimentale avec la scène de la chanson (promo pour le disque de Jennifer ?), des attaques de violons plaintifs et des plans qui font dans l'excès pour tenter de créer une intensité dramatique.

La fin, sans aucun sens (même après acceptation de la direction fantastique qu'avait pris le film), nous montre que l'aspect fantastique n'est qu'un pretexte pour faire une deuxième partie gnan gnan à souhait qui tente de cacher un scénario très pauvre.