7.5/10La science des rêves

/ Critique - écrit par Vincent.L, le 15/08/2006
Notre verdict : 7.5/10 - Nice dream (Ecrivez votre critique)

Entre rêve et réalité, enfance et âge adulte, La Science des rêves est un film unique. Une oeuvre intimement personnelle de Michel Gondry (Eternal sunshine of the spotless mind) originale et pourtant si accessible. Un savant mélange d'inspiration brute, de délires rigolos et de sentiments amoureux. Le troisième film du réalisateur Versaillais est le plus proche de son univers prolifique révélé par ses clips. Un monde visuel particulièrement créatif qui a fait son succès, notamment grâce à ses ouvrages pour Björk, Daft Punk, Massive Attack, Radiohead ou encore les Chemical Brothers.

Avec Alain Chabat comme maître comique, Gondry s'assure de séduire les plus réfractaires à son imagination et son exaltation artistique. Un peu vulgaire, rentre dedans mais surtout terriblement doux, le personnage que Chabat interprète est la source de nombreux esclaffements. Omniprésent, l'homme que joue Gael García Bernal se révèle aussi drôle et tendre que beau. Plongé dans ses pensées, espoirs, maladresses, souvenirs et évidemment ses rêves, on ne peut que s'émerveiller devant des images si détaillées, complexes et poétiques. Les passionnés y trouveront d'anciennes techniques de réalisation ou encore des éléments visuels déjà présents dans certains des clips de Gondry.

Côté romance, Charlotte Gainsbourg apporte sa délicieuse voix et son charme raffiné. Toujours parfaite dans la sensibilité, elle dégage une fragilité et une profondeur à croquer. En face de Gael García Bernal, elle permet un séduisant et crédible jeu de «je t'aime, moi non plus». L'histoire d'amour entre ces deux trentenaires qui se cherchent sert de fil rouge au film. Gondry peut y ficeler ses talents en magnifiant la banalité d'un travail ennuyeux et d'une vie parisienne au caractère nostalgique.

Pour tous les amateurs d'idées et de songes, La Science des rêves constitue un délice qui se consomme à moitié conscient. Une partie du cerveau qui se consacre au film, une autre qui part s'envoler dans notre propre imaginaire. Une invitation au fantasme et à l'hallucination qui donne envie de dormir... pour rêver.