1/10Riders

/ Critique - écrit par Nicolas, le 10/05/2002
Notre verdict : 1/10 - Cassage extrême (Ecrivez votre critique)

Tags : riders republic accessoires velo rider sortie sacs

Cassage extrême

Le casse est un sport extrême. Ce n'est pas moi qui le dis, mais l'affiche de (Team) Riders, un film à la française mais tourné à l'américaine (en VO), dirigé par Gérard Pirès (réalisateur du premier Taxi). Et parfois, dans ce genre de cas, on pourrait dire qu'aller au cinéma relève aussi de l'extrême, tellement le massacre du 7ème art est grand.

Slim, Alex, Franck et Otis sont des casseurs, adeptes des plans tordus à base de sports extrêmes, tels le roller, la chute libre, ou la conduite agressive. De plus en plus gourmands, ils se mettront dans les pires problèmes le jour où ils feront main basse sur 20 millions en bons au porteur...

Il est clair que le roller est devenu un phénomène de mode touchant toutes les classes d'âges de la population. Ce qui explique que la bande-annonce présentent certaines scènes impressionnantes dudit sport. J'arrête de suite les frais, les 5 premières minutes du film sont les seules contenants du roller, mais aussi les meilleures du film. Après, on part dans l'extrême : la chute libre d'intérêt. Tout d'abord un montage coupé au hachoir, comme si le gars préposé était non-voyant. Souvent, une scène passe à une autre de manière tordue et tranchée sans aucune explication (du genre un gars et une fille sont dans une chambre à parler, puis juste après une réplique on passe à quelques jours plus tard). Puis on distille un peu d'extrême, en essayant de crédibiliser l'affaire : un semi-remorque qui fait du deux-roues sur au moins cinq cents mètres totalement inutilement, du saut en parachute, de l'escalade sans corde... ouf. Ensuite, des rebondissements à peine prévus, et d'autres incohérents : un méchant qui rebondit sur deux voitures avant d'être propulsé par accident dans le vide, la perte d'un membre pour l'équipe (très dur pour eux, mais ils auront oubliés en trois - quatre minutes), un gars qui passe par une fenêtre mais qui sera sauvé par une piscine... Je pourrais parler de ce film des heures, de ces moments où on n'y comprend rien, où l'on aimerait des explications (Ils tombent à l'eau au volant d'un fourgon, puis scène d'après sans savoir comment ils s'en sont sortis), où on se flagelle tellement les dialogues sont aberrants (" Mais quand tout cela finira.. ?!"), et pourtant j'ai eu l'impression que ce film durait 1h10 (1h25 d'après la fiche).

Encore une fois, le cinéma français nous montre son talent à pondre de merveilleuses daubes, tant sur le plan artistique que sur le plan du divertissement. Je vous l'écris en quinze lettres : FOUTAGE DE GUEULE !