7/10Mission: Impossible - Protocole Fantôme : action à go-ghost

/ Critique - écrit par Nicolas, le 10/07/2012
Notre verdict : 7/10 - Ghost Booster (Ecrivez votre critique)

Tags : mission impossible film protocol ghost cruise scene

Avec une régularité bien réelle, Tom Cruise continue de porter sa franchise Mission : Impossible au cinéma avec autant de succès. Chaque opus engrange au minimum 400 millions de dollars, de quoi faire perdurer une série devenue désormais référence dans le domaine divertissement / action. Si l’esthète va vilipender copieusement le premier volet pour ses entorses au matériel d’origine, Mission: Impossible - Protocole Fantôme : action à go-ghost
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et que le cinéphile averti va cracher sur le second volet carrément sur les roses, le tournant opéré par J. J. Abrams avec le troisième épisode a remis le machin sur les rails : de l’infiltration, de l’action, de l’impossible. Et ce n’est pas Brad Bird, réalisateur de ce quatrième chapitre, qui va réfuter tout cela.

L’ennemi d’aujourd’hui se surnomme Cobalt. Ses deux principales caractéristiques : il jouit d’un QI de 190 unités et veut globalement faire péter tout le monde dans un feu d’artifice nucléaire général. Au cinéma, quand les types ont de gros QI, cela aboutit la plupart du temps à deux notions fondamentales : d’abord, le bonhomme en question va réaliser / imaginer des choses impossibles sans un coup de pousse des scénaristes (lesquels vont éclipser totalement les opérations qui permettant au surdoué d’arriver à ses fins) ; et ensuite, le petit génie va réagir comme un petit crétin à toutes les embûches que lui construiront les gentils de l’histoire. Le type va faire péter le Kremlin, désavouer l’IMF (les gars de Mission Impossible), et menacer la sécurité mondiale rien qu'avec son cerveau, c’est fort. Tant d’intelligence déroute Tom Cruise et ses amis qui se retrouvent sous la coupe du Protocole Fantôme : vous n’existez plus, on ne vous connait plus, on ne vous file plus rien, mais faites la mission quand même.Mission: Impossible - Protocole Fantôme : action à go-ghost
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Avec un minimum de matos, l’équipe va parvenir à reconstruire le cocktail détonant déjà servi par le numéro 3, où se mêle infiltration à base de masques, gadgets trop impossibles, tours de force cinématographiques (une hallucinante scène d’escalade à Dubaï) et action sévèrement couillue. Le tout est parfaitement équilibré pour proposer un divertissement aussi crédible que le QI du méchant, mais bien rythmé, bien dosé, et assez impressionnant, avec ce qu’il faut d’humour (le plus souvent dispensé par Simon Pegg) pour passer un bon moment.

Mission: Impossible a pris son rythme de croisière, le quatrième volet de la franchise est un pur divertissement mélangeant les codes de la série (infiltration, technologie tirée d’un trou de balle d’extraterrestre) et l’action gonflée aux millions de dollars. On suit sans déplaisir d’un bout à l’autre, en pensant parfois qu’avoir 190 de QI, finalement, ça ne sert qu’à s’attirer des problèmes. Mention spéciale pour les gadgets, la science-fiction n'est plus bien loin.

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