0.5/10L'Ile aux trésors

/ Critique - écrit par weirdkorn, le 09/02/2007
Notre verdict : 0.5/10 - Un vrai trésor (dans le mauvais sens mais quand même !) (Ecrivez votre critique)

Un vrai trésor (dans le mauvais sens mais quand même !)

A l'abordage moussaillons. Venez vous dérider devant un film français d'aventure aux moyens importants. Venez découvrir Gérard « Jambe de bois » Jugnot en pirate au look de vieux hard rockeur. Venez voir son histoire riche en rebondissements, en suspense et action. Venez pour être stupéfié par des dialogues et un jeu d'acteurs qui ne seront pas égalés de sitôt. Venez... Ola, oh... Qu'est ce que je raconte ? Quel mal de crâne ! J'ai du prendre un cuite à base de rhum, sûrement pour oublier une calamité qui se fait appeler long métrage.

Une chose est sûre, L'île aux trésors mérite son lot de superlatifs tant il excelle dans la nullité. Rien ni personne n'est épargné. A ce niveau, c'est un produit rare, une vraie merveille à décortiquer en détail pour se délecter entre joie et consternation d'un tel concentré de ratés. Dès la première scène, la messe est dite. Les acteurs jouent comme des pieds (en plus, parfois ils n'en ont qu'un), les dialogues sonnent faux et le ton historico-aventuro-burlesque est déjà ridicule. La suite ne fait que confirmer cette première impression tant l'intrigue est inexistante et les scènes construites sans aucune transition entre elles. Mais les chefs d'oeuvres de la navétitude (ça se dit ?) sont sans aucun doute atteints grâce aux effets de réalisation et à un jeu d'acteur consternant. A leur décharge, les comédiens étaient peu aidés par des dialogues trouvés sur des papiers Carambar. Avec ses effets de caméra ultra rapide ponctués de bruits menaçants et une postproduction sonore complètement bâclée, Alain Berbérian vient de montrer toutes ses limites en tant que réalisateur. Et que dire alors d'Alice Taglioni dont le jeu se limite à montrer son décolleté ou de Jean-Paul Rouve qui devait vraiment tourner bourré pour ne pas avoir à se souvenir d'avoir joué dans un tel désastre.

Plus qu'un mauvais film, L'île aux trésors est la représentation parfaite du navet. Atteindre ce niveau de nullité ne demande pas seulement une incompétence assumée mais aussi une réelle volonté de mal faire. Chapeau bas, Monsieur Berbérian, ça tient presque du génie.