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titre: "Fast and furious 3 : Tokyo drift"
description: "De la fumée derrière les pneus et du vent entre les oreilles"
rubrique: "Cinéma"
type: "Critique"
auteurs: ["iscarioth"]
date_publication: 2006-07-28
date_maj: 2011-05-03
note: "1/10"
note_lecteurs: "3.9/5 (329 votes)"
oeuvre: "Fast and Furious 3 : Tokyo Drift"
fiche_oeuvre: https://cinema.krinein.com/oc/4677-fast-and-furious-3-tokyo-drift.md
url: https://cinema.krinein.com/fast-and-furious-3-tokyo-drift/
editeur: Krinein (https://www.krinein.com)
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# Fast and furious 3 : Tokyo drift

De la fumée derrière les pneus et du vent entre les oreilles

> **Verdict : 1/10.** De la fumée derrière les pneus et du vent entre les oreilles

La voiture est un moyen de transport. Elle nous conduit d'un point A à un point B. Pour certains, la voiture, c'est plus que cela, c'est un signe extérieur de virilité. L'automobile est alors le prolongement de l'organe reproducteur. On s'en vante, on l'exhibe, on le soigne, on en joue. *Fast and furious Tokyo drift* nous emmène voir ces énergumènes pour qui l'automobile est non seulement une passion, mais aussi une manière de vivre.

Le scénario se détache des deux premiers opus. On découvre le lycéen *Sean*, interprété par Lucas Black et ses vingt-quatre ans (très crédible). Notre jeune homme est une tête brûlée, renvoyé depuis la tendre enfance de chaque établissement scolaire. Sean est passionné par les voitures et c'est sur une nouvelle course mal terminée que sa mère l'envoie au Japon, rejoindre son père. Là bas, Sean se lance dans les courses de drift, des parcours très circulaires où la maîtrise du dérapage est essentielle.

Ce film, c'est tout d'abord un gros paquet d'hormones. Les hommes sont des gorilles et les femmes des objets. Enfant, on joue à celui qui pisse le plus loin, eux, adultes, à celui qui conduit le plus vite. Réalisation clipée et tambourinante à l'appui, ce troisième *Fast and furious* insiste démesurément sur les jeux de regards. Sean a la classe, et on nous le montre bien dans une longue scène introductive pendant laquelle notre beau gosse, l'air rebelle et blasé, semble se regarder dans chaque bout de reflet. Lorsqu'un gorille croise un autre gorille, ça se tambourine le torse et finalement, ça se met sur la tronche. Lorsqu'un amateur de grosses voitures en rencontre un autre, ça se regarde méchamment, ça fait vroum-vroum, puis ça va se planter dans le décor. Inutile, presque, de l'expliquer, le scénario de *Fast and furious 3* est un torchon prétexte à de multiples scènes automobiles et d'action. On a parfois l'impression d'être dans un manège à sensation plus que dans une salle de cinéma. Les images de course nous sont assénées à grand coup de bande son pétante, avec des morceaux de métal, rap ou techno de très très mauvais goût.

Et les femmes dans tout ça ? Eh bien, une femme, mes chers amis, ça ne vit pas. Les femmes, ce sont juste des jambes emballées dans des minijupes et filmées en contre-plongée. L'idée ne m'est pas venue de compter le nombre de plans fixant un entrejambe ou un déhanché, mais le chiffre doit dépasser facilement la centaine. Dans *Fast and furious*, la femme n'est pas un être vivant doué de raison, mais une belle petite chose que l'on se dispute en trophée. Au gagnant, à lui les honneurs et la jolie fille. Et ne parlons pas des clichés véhiculés sur le Japon. Comme tout bon navet américain, *Fast and furious Tokyo drift* se montre méconnaissant des peuples qu'il décrit et dresse une caricature affligeante des japonais. Le pays se résume à un défilé de couleurs, aux yakusas, aux lycéennes, aux téléphones portable dernière génération et à un sumo.

Le film entier semble avoir été conçu dans le but de plaire à son public cible : les jeunes ados et les fans de tuning attardés (non, bande de mauvaises langues, tous les fans de tuning ne sont pas attardés !). Tous les ingrédients sont réunis : de jolies filles qui disent tout le temps oui, des courses, des bagarres, de la gloire, des gentils et des méchants... Après quelques centaines de tonneaux sans une égratignure, le film fait tout de même mourir l'un de ses personnages au volant, histoire quand même de rappeler que ce genre de stupidités sur la route tue.

*Fast and furious Tokyo drift*, un film qui ne va nulle part mais qui y va à 200 à l'heure. Le contenu, en trois mots : muscles, nichons et voitures.

## Fiche technique : Fast and Furious 3 : Tokyo Drift

- Acteurs : Lucas Black, Lil' Pow Wow, Brian Tee, Nikki Griffin, Damien Marzette, Zachery Ty Bryan, Vincent Laresca, [Vin Diesel](https://cinema.krinein.com/biographie-vin-diesel.md), Brian Goodman
- Distribution : [United International Pictures (UIP)](https://cinema.krinein.com/united-international-pictures.md)
- Durée : 104 minutes
- Musique : Brian Tyler
- Productions : [Universal Pictures](https://cinema.krinein.com/universal-pictures.md), Original Films, Relativity Media
- Réalisateur : Justin Lin
- Scénariste : Chris Morgan
- Titre original : The fast and the furious: Tokyo drift
- Genre : Action
- Date de sortie : 19/07/2006
- Fiche de l'œuvre sur Krinein : https://cinema.krinein.com/oc/4677-fast-and-furious-3-tokyo-drift.md

## Liens

- [Fast & Furious 7 : Bannière officielle avec Paul Walker](https://cinema.krinein.com/fast-furious-7-banniere-paul-walker/)
- [Fast & Furious 6 : mon pare-choc dans ta gueule](https://cinema.krinein.com/fast-furious-6-pare-choc-gueule/)
- [Fast & Furious 5 en fait des caisses](https://cinema.krinein.com/fast-furious-5-fait-caisses/)
- [Fast & Furious 4](https://cinema.krinein.com/fast-furious-4/)
- [Fiat & Furious](https://cinema.krinein.com/fiat-furious/)
- [2 Fast 2 Furious](https://cinema.krinein.com/2-fast-2-furious/)
- [Fast and Furious](https://cinema.krinein.com/fast-and-furious/)

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*Critique publié par Krinein, magazine culturel francophone. Version HTML : https://cinema.krinein.com/fast-and-furious-3-tokyo-drift/*
