3/10Esther

/ Critique - écrit par Guillaume, le 12/01/2010
Notre verdict : 3/10 - Esther minable (Ecrivez votre critique)

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Esther, la gamine qui fout les jetons sur l'affiche du film, n'a pas fini de faire rire lors d'un twist absolument étonnant et pour le moins osé. Cinq lignes pour parler de la qualité comique d'un film d'horreur, c'est de la place perdue.

Esther est une gamine que tout prédestine, depuis l'affiche du film jusqu'à ses vêtements d'un autre âge, à être une tueuse en série dotée de pouvoir surnaturels. Pourtant, on attendra une bonne moitié du film avant qu'elle ne se révèle en faisant monter la pression avec régularité, tristement, sans jamais user de pouvoirs d'une autre époque.

Après une heure d'expectative, on était en droit d'attendre du grand spectacle, à coup de sang qui ruisselle et de personnages décapités. Mais Esther nous ôte ce
plaisir en se contentant d'être seulement une gamine sadique. Dans les faits, elle est davantage que cela... mais gardons le twist intact de tout commentaire, cela évitera d'amenuiser son potentiel comique.

En essayant déviter la démesure surnaturelle, le réalisateur s'empêtre dans une réalité certes cruelle, mais qui a bien du mal à faire sursauter. La gamine est tarée ? C'est marqué sur sa tête ! Elle va faire le mal ? Oh mon dieu on ne peut pas le croire ! De fait, la surprise n'est pas du tout au rendez-vous, et c'est pour le moins gênant pour faire frissonner.

Malgré tout, le film parvient à présenter une facette dérangeante à travers le thème, certes facile mais toujours efficace, de l'horreur chez les enfants. Si Esther en fille adoptée est une démone, les autres enfants de la famille vont s'en mordre les doigts. Les relations de domination, d'horreur et de fascination semblent pendant un fugitif instant capables de former une dramatique correcte. Puis tout s'effondre. C'est tellement plus simple de mettre en scène des accidents et de faire des regards noirs...

Alors que reste-t-il à Esther ? Le grand privilège de se faire buter sur une réplique kick ass. Mis à part cela, on cherche encore.