3.5/10Die Hard : belle journée pour mourir - oui, plutôt, oui

/ Critique - écrit par Nicolas, le 26/02/2013
Notre verdict : 3.5/10 - Die Argh (Ecrivez votre critique)

Tags : die hard pour film john mcclane journee

Cinq ans après l’épisode du grand retour et du grand désaccord - celui qui nous a montré que l’on pouvait très bien esquiver le feu nourri d’un avion de chasse avec un 33 tonnes, et que descendre un hélicoptère en lui balançant un taxi dans la gueule n’était pas que de la fantaisie -, revoici John McClane. Que ceux qui espéraient encore voir leur série d’action fétiche s’évader de la mode des opus à rallonge se tailladent les veines immédiatement, les producteurs ont bien l’intention de rentabiliser les années de validité dont disposent encore Bruce Willis

Die Hard : belle journée pour mourir - oui, plutôt, oui
DR.
Je l’admets, je suis bon public lorsqu’il s’agit de passer deux heures à regarder un gros bourrin tabasser des paires de couilles pendant deux heures, aussi je n’aurais probablement pas été aussi sévère que Riffhifi avec le quatrième opus. Je ne dis pas que la note aurait volé haut, mais il aurait mérité la moyenne. Peut-être même un poil de couille en plus. Si je vous dis maintenant que le cinquième épisode est une monstruosité toute juste bonne à défoncer des bagnoles pendant 90 minutes, production Besson style, j’espère que vous imaginez bien à quel point cette « belle journée pour mourir » est décevante. Rien n’a été conservé de la série, si ce n’est Bruce Willis amputé de sa verve habituelle. Avec un dédain encore plus manifeste que d’habitude, limite inconscience pathologique, il se jette dans les embrouilles pour le plaisir de froisser de la taule et dégommer la moitié de Moscou. Ses blagues et ses bons mots sont évidemment nombreux, mais tellement hors de contexte que l’on remarque à peine qu’il s’agissait d'humour et qu’il était de bon ton de rigoler, au moins de sourire. Die Hard : belle journée pour mourir - oui, plutôt, oui
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Mais c’est le scénario qui nous fera certainement le plus de peine, surtout si l’on procède à une comparaison avec un troisième épisode toujours aussi intéressant aujourd’hui. Rameuter un fiston versé dans l’espionnage n’apporte pas grand-chose au débat si ce n’est quelques kilos de muscle en plus, envoyer tout le monde se faire foutre en Russie ne sera pas non plus l’information déterminante d’une série d’évènements avant tout versée dans la testostérone et la destruction de masse. De grosse masse. Celle qui nous fait des doigts d’honneur en s’amusant du prix que l’on vient de payer pour voir un spectacle pyrotechnique de piètre allure malgré le pognon déversé dedans. 

Désormais, Die Hard sera une franchise uniquement commerciale. On pouvait encore en douter il y a de ça quelques années, mais aujourd’hui le fait est avéré, tamponné, validé, entériné. En voici la preuve : moins de deux heures de Bruce Willis qui peine à courir derrière son pseudo-rejeton, au milieu d’explosions et de bagnoles qui se rentrent les unes dans les autres.

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