3.5/10Diamond Dog : chien milliardaire

/ Critique - écrit par Nicolas, le 20/10/2010
Notre verdict : 3.5/10 - Who let the dog out ? (Ecrivez votre critique)

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Du Maman j'ai raté l'avion avec un très léger soupçon de Beethoven. Convient à un certain pourcentage de spectateurs, les plus jeunes, mais ne constitue en aucun cas une surprise pour le reste.

Cinq millions de diamants dérobés. Comment les cacher aux yeux de la police ? Blackie pense avoir trouvé l'idée géniale : un chien. Mais le brave golden retriever leur fausse compagnie et se réfugie dans le giron de Owen, un adolescent un peu solitaire et très inventif. Le jeune garçon comprend vite pourquoi le malfrat recherche aussi activement le chien, et décide donc de le cacher. Ce qui ne sera pas une mince affaire...


Diamond Dog
est effectivement un film familial, entendons par là qu'il peut être regardé par toute la famille quel que soit l'âge des spectateurs, sans aucun risque. Si l'on procède au cas par cas, les enfants en dessous d'un certain âge pourront trouver le film divertissant, mais l'absence de second degré et le niveau d'humour mettront au placard tout le reste du potentiel auditoire. Oui, le casting n'y va pas avec le dos de la cuillère : mimiques incroyables, concerts de flatulences, coups dans les parties, le tout arrosé d'un crétinisme ambiant qui nous ramène tout droit aux films de Macaulay Culkin. Diamond Dog ne s'en cache pas, il pioche allègrement dans le patrimoine laissé par la trilogie Maman j'ai raté l'avion, où un gamin débrouillard parvient à mettre en déroute de vils criminels. Sauf que là, en plus, nous avons un chien : un adorable golden retriever, assez intelligent pour lancer des poubelles sous les pieds de ses ravisseurs ou tirer des cordes afin de les entraver. Une complicité toute naturelle va naître entre ces deux héros, qui va surtout consister à échapper aux mains du trio de bras cassés lancé à leur poursuite. Ces derniers sont tout bonnement ahurissants de stupidité, mais c'est le concept qui veut ça : les méchants en deviennent sympathiques et inoffensifs malgré que l'un d'entre eux sorte un couteau à tout bout de champ. Le gamin en tête d'affiche, lui, ne s'en sort pas si mal avec si peu, son personnage étant un cliché ambulant de l'ado américain typique de ce genre de film : plutôt solitaire, souvent rossé par des brutes d'un mètre vingt, amoureux d'une beauté local bien sous tout rapport. Une description que l'on trouvera plutôt représentative de l'histoire dans sa globalité, elle aussi très stéréotypée et peu surprenante - si l'on exclut les quelques points étranges du scénario. Le plus déconcertant restera la réalisation de Mark Stouffer, pas ignoble, mais qui a du mal à gérer la spatialité de l'action. A certains moments, des personnages semblent se téléporter et donnent l'impression qu'un montage de fortune a été appliqué au film pour le rendre plus rythmé.

Si l'on considère l'ensemble de la population, Diamond Dog est un film à déconseiller, bien trop premier degré pour intéresser la masse. Le déluge de bons sentiments et le caractère inoffensif de l'intrigue et des péripéties conviendront sans nul doute aux plus jeunes, et ne manqueront pas de raviver leur envie d'avoir un brave toutou à la maison.