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titre: "Biographie de Eli Wallach"
description: "Né le 7 décembre 1915 à Brooklyn, Eli Wallach est issu d'une famille de Juifs Polonais, ce qui ne l'empêche pas de récolter quelques rôles..."
rubrique: "Cinéma"
type: "Biographie"
date_publication: 2010-12-07
date_maj: 2026-07-30
url: https://cinema.krinein.com/biographie-eli-wallach/
editeur: Krinein (https://www.krinein.com)
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# Biographie de Eli Wallach

Né le 7 décembre 1915 à Brooklyn, Eli Wallach est issu d'une famille de Juifs Polonais, ce qui ne l'empêche pas de récolter quelques rôles particulièrement ![Eli n'a pas que la langue bien pendue](https://imagesarticles.krinein.com/small/14519-biographie-eli-wallach-1.jpg) Eli n'a pas que la langue bien penduelatins dans certains des plus célèbres westerns du cinéma : *Les sept mercenaires* (1960), *La conquête de l'ouest* (1962) et surtout *Le bon, la brute, le truand* (1966), dans lequel il joue le truculent Tuco face à [Clint Eastwood](https://cinema.krinein.com/biographie-clint-eastwood/) et [Lee Van Cleef](https://cinema.krinein.com/biographie-lee-van-cleef/).

Le paradoxe s'explique par une adresse. Ses parents, arrivés de Pologne, tiennent une confiserie à Red Hook, quartier de docks où ils sont à peu près la seule famille juive au milieu des Italiens. Le gamin y prend l'oreille et les mains qui lui vaudront, trente ans plus tard, de jouer des Mexicains, des Siciliens et des Grecs sans que personne n'y trouve à redire.

## Le théâtre d'abord

Avant l'écran, il y a les planches. Diplômé de l'université du Texas, sorti de la Seconde Guerre mondiale avec des galons de capitaine gagnés dans les hôpitaux militaires de Hawaï, de Casablanca et de France, Wallach débute à Broadway en 1945 et compte parmi les premiers membres de l'Actors Studio, où il croise [Marlon Brando](https://cinema.krinein.com/biographie-marlon-brando/) et Montgomery Clift. En 1951, *La rose tatouée* de Tennessee Williams lui vaut un Tony Award. Deux ans plus tard, il refuse le rôle de Maggio dans *Tant qu'il y aura des hommes* pour créer *Camino Real* sur scène : Frank Sinatra hérite du rôle et de l'Oscar qui va avec, ce dont Wallach s'amusera toute sa vie.

Il faut donc attendre 1956, et ses quarante ans passés, pour le voir au cinéma : *Baby Doll* d'Elia Kazan, où son planteur sicilien lui vaut le BAFTA du meilleur espoir. Plus de quatre-vingt-dix films suivront.

## Tuco, et trois occasions de mourir

Entre deux westerns, il donne la réplique à Marilyn Monroe et Clark Gable dans *Les désaxés* (1961) de John Huston, dernier film de l'une comme de l'autre. Mais c'est [Sergio Leone](https://cinema.krinein.com/biographie-sergio-leone/) qui lui offre le rôle de sa vie, et manque de la lui prendre : sur le tournage du *Bon, la brute, le truand*, Wallach avale par mégarde de l'acide posé près de son verre, échappe à un cheval affolé pendant la scène de pendaison, les mains liées dans le dos, puis au marchepied d'un train qui passe à quelques centimètres de sa tête. Il en tirera le titre de ses mémoires, *The Good, the Bad, and Me* (2005).

La décennie lui réussit ailleurs qu'à cheval : il convoite une Vénus et Audrey Hepburn dans *Comment voler un million de dollars* (1966), joue le gangster face à Belmondo, Bourvil et [David Niven](https://cinema.krinein.com/biographie-david-niven/) dans *Le Cerveau* de [Gérard Oury](https://cinema.krinein.com/biographie-gerard-oury/) (1969), et retourne au western transalpin pour *Les quatre de l'Ave Maria* (1968) et *Le blanc, le jaune et le noir* (1975). À la télévision, il est le troisième Mister Freeze de la série *Batman* (1966) après [George Sanders](https://cinema.krinein.com/biographie-george-sanders/) et Otto Preminger, un rôle qui lui vaudra plus de courrier de fans que tous les autres réunis, et décroche un Emmy Award en 1967 pour un téléfilm tourné à l'appel des Nations unies contre le trafic d'opium.

## Le plus jeune des vieux messieurs

Passé soixante-dix ans, Wallach devient l'un de ces seconds rôles qu'on est content de reconnaître : Don Altobello dans *Le Parrain 3* de [Francis Ford Coppola](https://cinema.krinein.com/biographie-francis-ford-coppola/) (1990), le vendeur d'alcool de *Mystic River* de Clint Eastwood (2003), le vieux scénariste d'Hollywood qui remet [Kate Winslet](https://cinema.krinein.com/biographie-kate-winslet/) d'aplomb dans *The Holiday* (2006), le promeneur de *The Ghost Writer* de Roman Polanski et le financier de *Wall Street 2* d'[Oliver Stone](https://cinema.krinein.com/biographie-oliver-stone/), tous deux en 2010. Il a alors quatre-vingt-quinze ans, tourne encore pour la télévision, où *Nurse Jackie* lui vaudra une dernière citation aux Emmy, et reçoit en novembre un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière, cinquante-quatre ans après ses débuts à l'écran.

Marié depuis 1948 à l'actrice Anne Jackson, sa partenaire de scène autant que sa femme, il a trois enfants avec elle, dont deux filles devenues comédiennes. Le couple aura tenu soixante-six ans, jusqu'à la mort d'Eli Wallach le 24 juin 2014, à New York, à l'âge de 98 ans. Anne Jackson l'a rejoint le 12 avril 2016.

**Repères chiffrés**

- **98**ans à sa mort, le 24 juin 2014
- **90**films au moins, de 1956 à 2010
- **66**ans de mariage avec Anne Jackson
- **3**statuettes : Tony 1951, Emmy 1967, Oscar d'honneur 2010

[Lire l'article sur les doyens du cinéma (2010)](https://cinema.krinein.com/les-doyens-cinema/)

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*Biographie publié par Krinein, magazine culturel francophone. Version HTML : https://cinema.krinein.com/biographie-eli-wallach/*
