3/1015 août

/ Critique - écrit par Nicolas, le 28/06/2002
Notre verdict : 3/10 - "Où sont les femmes, avec leurs gestes pleins de..." (Ecrivez votre critique)

Tags : france fete assomption paris ferie histoire marie

Un film français comme je les aime (pas) ! Sur une petite idée un peu saugrenue voire amusante, ici donc l'abandon des trois maris par leurs femmes en plein milieu des vacances avec les gosses et tout le tralala, il devient facile d'imaginer une petite comédie d'une heure trente pour attirer un peu la foule. Bien sûr, si cela part d'une bonne intention, cette initiative n'échappera pas à la menace du navet.

En plein milieu du mois d'août, trois hommes que tout sépare se retrouvent abandonnés par leurs femmes dans une bicoque en Bretagne, obligés de s'occuper des enfants, de la lessive, des courses, et de leurs propres états d'âme.

Derrière la comédie, on pourrait entrevoir un début de réflexion sur les hommes, et peut-être un peu aussi sur les femmes. Je dis pourrait, car la comédie voudrait reprendre le dessus. Seulement, si l'idée paraît amusante cinq minutes, elle ne l'est vraiment que cinq minutes. Il y a Max, le gynécologue libertin et un peu froid, Raoul l'anti-enfants ronchon, et Vincent le gosse de 40 balais. Trois mâles ajoutés aux trois filles et deux garçons, et au chien. On a donc droit à la lessive ratée, le problème des courses, l'autorité sur les enfants, tous ces petits tracas sont abordés mollement et sans véritable intention de faire rire. Et en arrière plan, une bande originale portée sur le sujet (par exemple Où sont les femmes de Patrick Juvet), pour accentuer un peu le désarroi des bonhommes. Très vite, le film multiplie les scènes sans aucun intérêt, juste là pour occuper cinq minutes, et oubliées dès la scène suivante. Pour aboutir au fait que les hommes sont des fois pas super intelligents, et que les femmes sont loin d'être des créatures à soumettre.

15 Août est un film à la française, partant d'une idée et essayant désespérément d'occuper au moins 1 h 30. Le remplissage en fait une succession indigeste de petites scènes ni drôles ni intéressantes.