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Le 10 août, les singes prennent la planète

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par - le 05/07/2011

Après Gollum et King Kong, complète sa carrière d’acteur spécialisé dans la motion capture : cette année, on le retrouvera ainsi en capitaine Haddock dans le Tintin de , et en 58428.jpgsinge savant dans La planète des singes : les origines. Pour ceux qui voudraient profiter de sa véritable trogne non digitalisée, il reste encore la possibilité d’aller voir Cadavres à la pelle de John Landis le 27 juillet. Mais aujourd’hui, c’était pour présenter sa nouvelle aventure simiesque qu’il était à Paris…

Un jeune scientifique surdoué (), attristé de voir son père () rongé par la maladie d’Alzheimer, consacre toute son énergie à trouver un remède. Il met au point un sérum destiné à stimuler les capacités cérébrales, et l’essaye sur un singe. Le résultat : César (Andy Serkis), un chimpanzé aux réactions quasiment humaines, capables de raisonnement et d’émotions.

Dans une ère cinématographique où fleurissent les préquelles et les reboots, les distributeurs français s’ingénient à proposer de fades traductions des titres originaux : la "première classe" des X-Men devient simplement "Le commencement", tandis que le "soulèvement" de la planète des singes (un titre déjà vaguement lourd) se transforme en "La planète des singes : les origines". Origines de quoi ? On se le demande un peu, puisque le film de Rupert Wyatt (inconnu au bataillon) ne s’inscrit ni dans la continuité de la saga des années 70, ni dans celle du film de sorti en 2001. Du roman de Pierre Boulle, les scénaristes Rick Jaffa et Amanda Silver (portés disparus depuis Relic en 1997) ne retiennent que la notion de singes prenant le pouvoir, et font table rase des voyages galactiques ; s’il fallait le rapprocher d’un des épisodes 58429.jpgexistants de la saga, ce serait incontestablement La Conquête de la Planète des Singes. En se concentrant sur une histoire ancrée dans le présent, nourrie des inquiétudes liées aux progrès de la science et de la génétique, le film s’inscrit en fait dans la lignée d’un livre plus ancien et encore plus célèbre : Frankenstein. Le parallèle saute aux yeux, James Franco incarnant un apprenti sorcier enthousiaste mais inconséquent, père d’une expérience monstrueuse qui réclame un droit d’exister. D’après les extraits révélés à la presse, l’accent est mis sur les relations entre les personnages (humains et singes) davantage que sur l’action ou les explosions (dont on nous promet toutefois une dose règlementaire, révolution oblige).

Pour se préparer à son rôle de César, Andy Serkis déclare s’être inspiré d’Oliver, un célèbre chimpanzé des années 70 doté de capacités hors du commun. A l’écran, lui et ses amis à fourrure sont franchement convaincants, bien que leur apparence reste à première vue clairement "synthétique", comme celle de Kong pouvait l’être. Mais leur présence physique dès le tournage, ainsi que l’évolution des effets spéciaux de Weta, permet aux émotions de percer ; après tout, les maquillages oscarisés de John Chambers dans les premiers films ne permettaient pas non plus de penser qu’on était en présence de véritables singes…

Repompage usé ou réinvention inspirée ? Les premières images laissent espérer la deuxième option. Verdict le 10 août.

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