
DR.Eddie Mora (interprété par Bradley Cooper) est un écrivain un peu raté qui manque totalement d’inspiration, le genre de panne sèche qui l’empêche d’écrire quoique se soit sur sa feuille. Cette dernière restant désespérément blanche, il décide d’employer les grands moyens pour libérer ses sens : la drogue. Conseillé par un ami de longue date, le NZT est une pilule illicite censée décupler son intelligence et son assurance. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça marche ! En à peine quelques jours, il devient un requin de la finance ; il écrit une bonne partie de son prochain livre qu’il a mis tant de temps à démarrer ; il apprend le piano ; il se met à parler plusieurs langues et surtout, il est contacté par un mastodonte de Wall Street nommé Carl Van Loon (campé par Robert De Niro) pour négocier une affaire qui peut rapporter gros, très gros. Le seul inconvénient, c’est que l’effet ne dure qu’un temps et passé ce délai, Eddie Mora redevient l’écrivain raté qu’il a toujours été. Pour rester au top de sa forme intellectuel, il lui faut donc sa dose quotidienne. Manque de bol pour lui, le fournisseur qui lui vend cette substance est retrouvé mort et quelques personnes mal intentionnées veulent savoir comment Eddie Mora, individu banal sans aucune particularité, est devenu un homme adepte du bling-bling. Début assez prometteur donc avec un petit côté immoral et provocateur (la drogue n’est finalement pas si mauvaise ?) pour malheureusement finir dans une sorte de brouillon mâtiné d’action qui n’a finalement plus rien voir avec l’idée que l’on pouvait se faire au départ.
Car, autant être clair, Limitless n’avait pas l’intention, et ce dès le début, de s’engager sur une trame narrative trop complexe, ce qu’aurait pourtant pu apporter le pitch de départ des plus intéressants. Non, même si on sent que Neil Burger aurait bien voulu critiquer la société actuelle avec l’arriviste des temps modernes retranscrit à l’écran par le biais d’Eddie Mora, il faut croire que le film n’a pas les reins assez solides pour supporter le poids d’une telle critique. Donc faute de mieux, il fallait se concentrer sur l’action et sur la mise en scène pour proposer quelque chose d’assez dynamique aux spectateurs afin qu’ils restent sur une note positive. Sur ce point là, Limitless est une petite réussite avec bon nombre de plans hallucinogènes vraiment ingénieux, montés de façon à ne laisser aucune seconde de répit. Tout a été pensé pour que ça aille vite et pour que l’on se sente épaté du résultat final. S’ajoute à cela un Bradley Cooper remarquablement bon dans son rôle - ce qui renforce son côté star montante du cinéma actuel malgré ce que l’on pouvait en penser avant, notamment qu’il ne pouvait pas faire autre chose que les petits rôles -, et on obtient un rythme visuel soutenu du début jusqu’à la fin. Malheureusement pour Neil Burger et son film, les qualités s’arrêtent ici.

DR.Effectivement, si les images proposées sont impressionnantes par moment, on ne peut pas dire que le reste de Limitless le soit. Premièrement, et ça fait mal au cœur de le dire, Robert De Niro n’est ici que pour faire beau sur l’affiche tant sa présence se révèle fantomatique dans le film. Il y aurait eu n’importe qui d’autre à sa place, on n’aurait pas senti la différence. Triste constat pour quelqu’un qui fut un temps l’un des meilleurs acteurs au monde. D’ailleurs, drôle de parallèle dans le film : la véritable carrière cinématographique de Bradley Cooper s’embrase lorsque celle de Robert De Niro s’éteint. Mais la conclusion peut aussi s’appliquer à Abbie Cornish que l’on ne voit pas assez pour se forger une véritable opinion sur elle. Pour faire simple et concis, Bradley Cooper a littéralement tout dévoré sur son passage et la sensation que Limitless repose intégralement sur ses épaules n’est pas anodine. Deuxièmement, le scénario est tout simplement incohérent, voire surréaliste par moment. Les scénaristes se sont embourbés dans une situation qu’ils n’arrivent pas à dénouer ? Pas grave, on va mettre une péripétie incroyable et complètement aberrante. De toute façon, les spectateurs ne regardent pas Limitless pour ça. Alors certes, on ne le regarde pas pour sa cohérence scénaristique, mais proposer des choix aussi faciles fait relativement mauvais genre. Et enfin, malgré son titre, le long-métrage de Neil Burger trouve ses limites. Il est en effet fort dommageable de voir tant d’effort sur le plan visuel pour que le dynamisme, qui devrait être carburé par l’action, ne suive pas toujours. En clair, Limitless a beaucoup de mal à tenir sur la longueur, ce qui est un défaut assez gênant pour ce type de film.
Au final donc, Limitless a tout de l'american movie tape-à-l’œil configuré pour rapporter un maximum d’argent en très peu de temps. D’ailleurs, la production ne s’y est pas trompée puisque, quasiment contre toute attente, le film de Neil Burger a engrangé près de quatre-vingt millions de dollars sur le sol américain à l’heure où ces lignes sont écrites pour un budget initial de vingt-sept millions. Vous ajoutez à cela les cinq cent mille entrées françaises en seulement deux semaines d’exploitation et vous obtenez un joli petit carton. Nul doute que la présence de Bradley Cooper, qui voit sa réputation augmentée de manière incroyable depuis Very Bad Trip, accouplée à celle du légendaire Robert De Niro sur l’affiche du film, doit y être pour quelque chose. Malgré tout, on est en droit de se demander si un tel succès était vraiment nécessaire lorsqu’arrive le générique de fin, d’autant plus que Limitless possède quelques défauts assez gênants sur le long terme. Alors oui, c’est divertissant. Oui, on ne se prend pas la tête pendant l’heure quarante-cinq que demande le long-métrage. Et oui, Limitless a un certain style grâce à son visuel psychédélique, c’est indéniable. Mais après tout, ça ne reste qu’un film-spectacle s’inscrivant dans la lignée post-Inception qui finira sa carrière à la télévision le dimanche soir sur TF1. Ni plus, ni moins.
enihprom []

La kitscherie du vendredi #4 : Tarzan boy
Mario Tennis Open - Test 3DS
Reprise de poids #65 : le top NME
Kaboul Kitchen S1 - Le patron... C'est Jacky !
Catch - WWE - Over the Limit - 2012
Kuroko's Basket T.3
Koh-Lanta 2012 : les stratégies pour gagner
Sherman - Tome 6 - Le pardon. Jeannie
Clip du jour : L'enfant sauvage de Gojira
The Secret World : Alan Wake dans Left 4 Dead ?
The Dark Knight Rises : les affiches des personnages
La critique de Margin Call
La critique de Moonrise Kingdom
Abraham Lincoln : chasseur de vampire ! Vraiment ?
Underworld 4 : arrêtez, par pitié !
La critique de Dark Shadows, le nouveau Tim Burton
Dossier Spécial : Ces acteurs qui jouent ou qui surjouent
The Amazing Spider-Man : la nouvelle bande-annonce !
Expendables 2 : la bande-annonce est là !
Expendables 2 : le trailer est imminent !
Séverin - Séverin
Clip du jour : Move in the right direction de Gossip
Liars - WIXIW
Clip du jour : Jersey des Naive New Beaters
Black Bomb A - Enemies of the state
Les Bee Gees en deuil
Sorties d'album : Semaine du 21 mai 2012
Mafiosa, le clan saisons 1, 2 et 3
Africa - A rede invisivel : un documentaire sur les héroïnes invisibles d'Afrique
La première vidéo d'Elementary, Sherlock version US
Récapitulatif du 14/05 au 20/05 - La semaine Krinein
Catch - Impact Wrestling - Sacrifice - 2012
Koh-Lanta 2012 : la revanche des héros : qui a été éliminé ?
La critique de la série The Walking Dead, Saison 2
7 Dragons
Brit - Tome 2 - Déserteur
Festival d'Aubenas 2012
La Nouvelle Bande des Pieds Nickelés - Tome 3 - Expulsés volontaires
SHELLEY, de Casanave et Vandermeulen - Dédicace à PARIS
Les Légendaires Origines - Danaël
Tranche-Trognes
Poker - Tome 3 - Viva Las Vegas
Buck Danny - intégrale 5
Waltz T.2
Re:BIRTH The Lunatic Taker T.3
Puella Magi Madoka Magica T.1
Reborn T.30
Shin Chan (S2) T.20
Enigma T.2
Broken Blade T.10
Bleach T.48
Tetsuya Tsutsui sera en France lors de Japan Expo (et même plus) !
Tom Clancy's Ghost Recon : Future Soldier - Test Xbox 360
The Walking Dead - Episode 1 : A new Day - Test XBLA
Diablo III - Test PC
Best of Collector #26 : Borderlands 2
Mise à jour de Mario Kart 7 : la fin des glitchs-raccourcis Pic Wuhu et cie !
Minecraft Xbox 360 Edition - Test XBLA
Diablo III - Blizzard est dépassé
J'irai glander chez vous avec ... GTA San Andreas !
Sur la route, le livre
Chansons du monde : du Brésil au Viêtnam
Les Maximonstres en deuil : Maurice Sendak nous a quittés.
Le mille-pattes
Tonio
The Casual Vacancy, le nouveau JK Rowling après Harry Potter
7 ans après (mais un an plus tard) : le nouveau Guillaume Musso
Au revoir cauchemar
Lunaparc en pyjamarama
Le salon du livre 2012
Femmes nues dans Paris ?
Exposition Beauté Animale au Grand Palais
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque
Didier pousse la Porte du Dejazet à Paris, et fait rire les masses !
Frantz Treichler joue dada - Zone Libre joue Nosferatu
Visiter le château de Cheverny : quand Tintin rencontre le 17e siècle
Le Puy du Fou reçoit le Thea Classic Awards
Berenice Abbott au Jeu de Paume
Les visiteurs du soir
Expo Gerhard Richter à la Tate Modern
Le trône de fer JCE
La critique du Signe des Anciens
Takenoko
Rök
Dungeon Lords
Une première extension pour les Demeures de l'Epouvante : vous reprendrez bien un peu d'Horreur...?
Trajan est de sortie chez Gigamic
Deux extensions Print On Demand Pour Space Hulk Death Angel
Uluru, comme un goût d'Australie
Ice 3 en magasin le 13 Avril








