Qui aurait parié sur l'incroyable banalité du destin de Harvey Pekar ? Homme ordinaire à l'esprit plutôt futé mais piégé dans la caste profonde de l'Amérique. 
Documentaliste cynique dans un univers hospitalier morose, l'homme évade son esprit à travers le jazz et la consommation de comics. Au fil de ses recherches de chefs d'œuvres oubliés dans les cartons abimés des vides greniers, Pekar rencontre Robert Crumb, futur père de Fritz le Chat et fondateur du mouvement comics underground. Une fois les amitiés nouées et la célébrité de Crumb à son apogée, Harvey Pekar lui propose des scénarios mettant en scène la sordidité de sa propre vie. Charmé par l'idée, Robert Crumb prête volontiers ses talents de dessinateur. Ainsi nait la série American Splendor et les tracas quotidiens d'un héros ordinaire, loin des icônes classiques américaines. Une pure fiction ? Pas du tout ! Ces années de terreurs familières retranscrites sur papier connaissent un véritable succès outre-Atlantique depuis 1976.
American Splendor séduit tout d'abord par son originalité, desservant parfaitement l'univers de son auteur. Documentaire fictif, le film mêle narration autobiographique, excentricités animées, et témoignages du véritable personnage. Grincheux, acariâtre, pessimiste... Aux antipodes des mœurs habituels, Pekar n'en demeure pas moins un esprit brillant, l'œil critique et avisé. Son autodérision présente les coulisses réelles d'une nation et de ses représentants, maquillées par les paillettes aveuglantes de l'American Dream selon l'Oncle Sam. Des quartiers populaires de Cleveland jusqu'aux premiers pas sur les plateaux du populaire David Letterman Show (illustrés par de véritables images d'archives), Pekar a pourtant le succès
modeste et ne renie jamais le milieu infernal qui l'a hissé vers une gloire anonyme dont il mesure le ton. L'ambigüité de la mise en scène correspond ainsi parfaitement à la personnalité du personnage principal : à la fois sobre et extravagante, portée par une ligne narrative tragi-comique dont la complicité trouve source dans nos propres préoccupations.
American Splendor nous fait découvrir ainsi l'esprit avant-gardiste d'un concept autobiographique en Real, qui s'exécute année après année et non à travers le fruit d'expériences passées. On sourit en regardant la destinée du personnage en papier liée à celle de son créateur. On savoure ces instants de banalité agrémentés par les situations extraordinaires qui ont été possibles grâce à sa renommée. Certains spectateurs seront peut-être horrifiés par cette réalité jugée trop glauque et déprimante. Elle est pourtant véritable, toujours à la portée des protagonistes qui l'alimentent et qui vous invitent sans arrières-pensées à partager leur chaleur humaine.
"Ordinary life is pretty complicated stuff," affirmait Harvey Pekar. Une vie 
ordinaire qui ne peut être qu'applaudie. American Splendor a reçu de nombreux prix lors de sa sortie sur grand écran en 2003 : Prix du Jury au Festival de Sundance, prix du meilleur film au Los Angeles Film Critics Association Awards, nominé aux Oscar pour la meilleure adaptation scénaristique et pour le prix « Un Certain Regard » au Festival de Cannes.
« Un Certain Regard »... Voilà sans doute la qualification la plus absurde et vide de tout sens. Vous n'avez pas de prix, vous n'avez pas la Palme d'Or, mais par contre le jury a accordé un « certain regard » sur votre œuvre. Trop la classe ! -dirait l'autre - On ne sait pas ce qu'ils ont pensé de la réalisation, mais en tout cas, c'était « Certain ». En attendant, il est certain d'ajouter ce petit bijou dans votre vidéothèque.
Amiral []

Qui a gagné l'Eurovision ?
Clip du jour : Rocky ground de Bruce Springsteen
La critique du film De rouille et d'os
Le Berceau des Esprits - T.3
Buffy contre les vampires - Saison 3 - Tome 7 - Mauvais sang (I)
La kitscherie du vendredi #4 : Tarzan boy
Mario Tennis Open - Test 3DS
Reprise de poids #65 : le top NME
Kaboul Kitchen S1 - Le patron... C'est Jacky !
Catch - WWE - Over the Limit - 2012
The Dark Knight Rises : les affiches des personnages
La critique de Margin Call
La critique de Moonrise Kingdom
Abraham Lincoln : chasseur de vampire ! Vraiment ?
Underworld 4 : arrêtez, par pitié !
La critique de Dark Shadows, le nouveau Tim Burton
Dossier Spécial : Ces acteurs qui jouent ou qui surjouent
The Amazing Spider-Man : la nouvelle bande-annonce !
Expendables 2 : la bande-annonce est là !
Clip du jour : L'enfant sauvage de Gojira
Séverin - Séverin
Clip du jour : Move in the right direction de Gossip
Liars - WIXIW
Clip du jour : Jersey des Naive New Beaters
Black Bomb A - Enemies of the state
Koh-Lanta 2012 : les stratégies pour gagner
Mafiosa, le clan saisons 1, 2 et 3
Africa - A rede invisivel : un documentaire sur les héroïnes invisibles d'Afrique
La première vidéo d'Elementary, Sherlock version US
Récapitulatif du 14/05 au 20/05 - La semaine Krinein
Catch - Impact Wrestling - Sacrifice - 2012
Koh-Lanta 2012 : la revanche des héros : qui a été éliminé ?
La critique de la série The Walking Dead, Saison 2
Sherman - Tome 6 - Le pardon. Jeannie
7 Dragons
Brit - Tome 2 - Déserteur
Festival d'Aubenas 2012
La Nouvelle Bande des Pieds Nickelés - Tome 3 - Expulsés volontaires
SHELLEY, de Casanave et Vandermeulen - Dédicace à PARIS
Les Légendaires Origines - Danaël
Tranche-Trognes
Poker - Tome 3 - Viva Las Vegas
Kuroko's Basket T.3
Waltz T.2
Re:BIRTH The Lunatic Taker T.3
Puella Magi Madoka Magica T.1
Reborn T.30
Shin Chan (S2) T.20
Enigma T.2
Broken Blade T.10
Bleach T.48
The Secret World : Alan Wake dans Left 4 Dead ?
Tom Clancy's Ghost Recon : Future Soldier - Test Xbox 360
The Walking Dead - Episode 1 : A new Day - Test XBLA
Diablo III - Test PC
Best of Collector #26 : Borderlands 2
Mise à jour de Mario Kart 7 : la fin des glitchs-raccourcis Pic Wuhu et cie !
Minecraft Xbox 360 Edition - Test XBLA
Diablo III - Blizzard est dépassé
J'irai glander chez vous avec ... GTA San Andreas !
Sur la route, le livre
Chansons du monde : du Brésil au Viêtnam
Les Maximonstres en deuil : Maurice Sendak nous a quittés.
Le mille-pattes
Tonio
The Casual Vacancy, le nouveau JK Rowling après Harry Potter
7 ans après (mais un an plus tard) : le nouveau Guillaume Musso
Au revoir cauchemar
Lunaparc en pyjamarama
Le salon du livre 2012
Femmes nues dans Paris ?
Exposition Beauté Animale au Grand Palais
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque
Didier pousse la Porte du Dejazet à Paris, et fait rire les masses !
Frantz Treichler joue dada - Zone Libre joue Nosferatu
Visiter le château de Cheverny : quand Tintin rencontre le 17e siècle
Le Puy du Fou reçoit le Thea Classic Awards
Berenice Abbott au Jeu de Paume
Les visiteurs du soir
Expo Gerhard Richter à la Tate Modern
Le trône de fer JCE
La critique du Signe des Anciens
Takenoko
Rök
Dungeon Lords
Une première extension pour les Demeures de l'Epouvante : vous reprendrez bien un peu d'Horreur...?
Trajan est de sortie chez Gigamic
Deux extensions Print On Demand Pour Space Hulk Death Angel
Uluru, comme un goût d'Australie
Ice 3 en magasin le 13 Avril






